Mini-jardin: les Germinations

J’avais envie de vous parler de plantes d’intérieur. Parce que je le sais, on n’a pas toujours accès à l’extérieur, à mille plantes différentes, toutes à sentir, rencontrer, cueillir, respecter. La moitié de l’année, j’ai cette chance, l’autre moitié, je vis dans un appartement montréalais et l’accès au végétal est pas mal moins évident.

J’ai fait un peu le tour des plantes que j’aime bien avoir à l’intérieur: cactus, plantes grasses, aloès… pour finalement en venir à la conclusion que mes plantes préférées de toutes, mes verdures d’intérieur adorées, celles qui me donnent l’impression d’avoir du vert partout, de m’occuper d’un petit jardin 365 jours par années, ce sont les germinations. 

Elles poussent sur le bord d’un comptoir, dans l’ombre, la lumière, les sous-sol, les petits appartement aussi bien que les grands… Alors aucune excuse pour ne pas se lancer!

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Qu’est-ce que c’est?

Ce sont de petites graines de toutes sortes, que l’on fait germer dans un environnement humide. Après 2 à 8 jours environ, selon les graines utilisées, on obtient une belle verdure super nutritive qui a poussé… dans votre cuisine! Ensuite, on mange les petites pousses que l’on obtient. Si vous trouvez quelque chose de plus efficace-bio-végé-zérodéchet, vous me le direz! Pour ma part, c’est vraiment mon aliment chou-chou. J’adore avoir accès à cette verdure toute l’année. Et promis, ça ne prend que quelque minutes par jours, quelque minutes qui font du bien et donne l’impression de s’occuper de petits végétaux… comme au jardin!

Pourquoi manger des germinations?

En faisant tremper, puis germer les grains, des transformations s’opèrent, qui rendent les grains plus digestes et nutritifs. Le contact avec l’eau active les graines, les fait sortir de leur dormance. Elles transforment alors les éléments non digestes pour l’humain en éléments assimilables et bénéfiques. C’est pour cela qu’il est bon de faire tremper les légumineuses avant de les manger, entre autres. Sans cela, les grains nuisent à la digestion et peuvent causer des problèmes digestifs que nous avons probablement tous et toutes expérimenter!

Les germinations regorgent de vitamines (qui varient selon les sortes de germinations). Le trempage et la germination multiplient la teneur en vitamines des graines sèches. Pour vous dire, il y a, selon les germinations et les vitamines, jusqu’à 600% plus de vitamines dans la graine germée que dans la graine sèche.

La germination augmente aussi de beaucoup la teneur en protéine de la graine mangée,  comme quoi!

Les germinations sont aussi riches en enzymes. Les enzymes sont détruites avec la cuisson, alors, même si elles sont présentent dans plusieurs végétaux, elles ne sont pas toujours consommées en grande quantité. Manger des germinations (qui sont, le plus souvent, meilleures crues) augmente grandement l’apport en enzymes.

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Salade de printemps… germinations, trèfles et pissenlits.

Où trouver des graines à germer?

Elles s’achètent dans tous les magasins d’aliments naturels/bios. Vous les trouverez le plus souvent en sacs, malheureusement, mais elles se trouvent aussi en vrac dans certains magasins de vrac. Demandez-les! 😉 Et si jamais vous avez la chance d’avoir une cellule d’achat groupé NousRire près de chez vous, ils offrent la luzerne et un mélange de grains à germer. Ce sont ceux que j’utilise (donc ceux que vous pouvez voir sur les photos!). Et puis, si jamais vous n’avez vraiment accès qu’à des graines en sac, je vous suggère tout de même de vous lancer. Elles se multiplient tellement et sont une source on ne peut plus locale de nourriture une fois qu’elle se trouve dans votre cuisine que, selon moi, elles valent le sac de plastique! Mais après, c’est à vous de juger! 🙂 Et préférez des grains biologiques! Conservez ensuite vos graines dans un endroit frais et sec et elles devraient germer longtemps!

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Quoi faire pousser?

Après plusieurs expériences, je reviens vraiment pas mal tout le temps à la luzerne. C’est pour moi la plus accessible au goût et la plus versatile. J’en mets partout et ne m’en tanne jamais! Mais vous pouvez faire germer plein de choses et les expériences sont assez excitantes, alors expérimentez! 🙂

Dans les biscuits, pains et pâtisserie, j’aime beaucoup les germinations de seigle ou d’épeautre (suivre les mêmes indications que pour le seigle). Elles donnent un croquant juste Miam!

Je vous mets ici un petit tableau des temps de germination et de trempage pour plusieurs grains, vous pourrez voir ce qui vous intéresse!

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Graines germées: Mode d’emploi

Trempage
Il d’abord très important de faire tremper vos grains pour activer la germination. (voir le tableau ci-haut pour le temps nécessaire)

Germination
Une fois que vos graines ont bien trempé, vous pouvez les mettre dans un germoir, où, la solution pratico-économique que je vous propose: dans un pot Mason, avec un petit tissu filet et un élastique ou une corde. L’important, c’est que l’eau puisse s’écouler du bocal pour ne pas que l’eau stagne. Rincez ensuite vos graines deux fois par jour, matin et soir, et le tour est joué! Vous les verrez pousser, puis elles seront prêtes à manger. Cela prend habituellement de 2 à 8 jours, dépendant les graines et la température de votre maison. Rincez-les une dernière fois, puis conservez-les au réfrigérateur, le temps de les consommer.

** Note: vous verrez, sur les photos, que nous nous sommes amusés à concevoir un petit support à pot Mason avec des restants de bois et du bois de plage. Les pots mason se déposent aussi très bien simplement dans un petit bol qui recueille l’eau. Certain.es utilisent aussi un sèche-vaisselle… À vous de voir! **

_DSC0666Germinations… mes verdures zéro déchet favorites

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Bon appétit! 🙂

Qu’est-ce qui germent chez vous?

On se retrouve bientôt.

En attendant, si vous avez envie de faire connaissance avec une voix qui me plaît beaucoup, d’écouter une chanson du Québec et de voir quelques images du village où j’ai grandi (les premières images ont été filmées dans une rue que je connais bien!), rendez-vous par ici: Fulton Road//Bernard Adamus (reprise) – David Chamberland.

Plein d’amour germé,

K. xxxx


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Herboriste

Un petit projet emballant pour les trois prochains mois, une réflexion commune, un espace d’échange auquel il me fait plaisir de participer: un écho défi, pour découvrir les plantes et leurs bienfaits! Vous retrouverez tous les détails dans cet article d’introduction, sur le blog de Natasha, Échos verts, mais vite, vite, c’est trois mois pour apprendre et se questionner sur les plantes, leurs usages, leurs places dans notre vie… et tout ce qui pourra vous venir à l’esprit! Pour ne rien manquer, inscrivez-vous ici:

echodefi

Au cours des trois prochains mois, je vais tenter de briser la glace (de mon côté) et de partager avec vous mes découvertes et émerveillements en herboristerie. Mais avant tout ça, aujourd’hui, j’ai simplement envie de vous parler de l’herboristerie, parce que je me fais souvent demander ce que c’est! Ça se passera ici, mais aussi un peu sur Facebook et Instagram.

Malheureusement, je n’ai pas de réponse simple. Enfin, oui, peut-être. L’herboristerie est d’abord l’amour des plantes. Et l’amour des humains. En mélangeant un peu le tout, ça donne un peu de l’herboristerie.

herCamomille estivale

Mais plus concrètement, voici quelques petites nuances d’herboristerie:

  • Herboriste familiale: C’est l’herboriste de tous les jours, l’herboriste-maman,  l’herboriste-papa, cousin, petite soeur,  l’herboriste-jardinier dans son coeur. C’est un peu vous, si vous êtes en train de lire ces mots sans avoir envie d’en faire le coeur de votre vie, mais tout de même, de parsemer d’herboristerie, un peu, votre quotidien.
  • Herboriste traditionnelle: les herboristes traditionnelles ont des connaissances et un goût particulier pour la culture et la transformation des plantes médicinales. Bien que cette connaissance ce conjugue aussi le plus souvent avec une grande connaissance des vertus de ces plantes, les herboristes traditionnelles choisissent de passer du temps à cultiver, cueillir et transformer. Ces connaissances sont aussi souvent jumelées avec un intérêt marqué pour l’aspect traditionnel et ancestral de cette pratique. Vous le devinerez, c’est l’herboristerie à laquelle j’aspire, celle qui guide en ce moment mon chemin de vie.
  • Herboriste thérapeute: être herboriste thérapeute, c’est avoir envie de rencontrer les gens, de les suivre dans leur vie, des petits ou des longs bouts. C’est connaître les plantes sur le bout de ces doigts et savoir partager cette connaissance, repérer ce qui fera du bien à la personne qui vient demander conseil. Les herboristes thérapeutes sont aussi, souvent, naturopathes, mais certain.es préfèrent se concentrer vraiment sur les plantes dans leurs conseils. Certain.es cultivent aussi leurs propres plantes, mais certain.es font aussi seulement de la consultation.

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Des plantes médicinales dans le gazon, vous les reconnaissez? 

Comment devenir herboriste?

L’herboristerie est un métier non conventionnel, vous l’aurez deviné. D’abord, c’est plein de possibilités, mais plein de flou à la fois, alors à vous de trouver votre chemin, si c’est une voie qui vous intéresse. Mais sachez-le, peut importe la façon dont vous vous adonnerez à l’étude des plantes, cela demande beaucoup de temps: il existe tellement de plantes, tellement de choses à connaître! Il est impossible de se dire un jour que l’on connaît tout des plantes et c’est une chose qui me fait bien plaisir!

Il existe en ce moment, une belle offre de formations en herboristerie. Pour ceux qui se demandent, je suis en ce moment des cours à distance, au Québec, avec l’Herbothèque. J’ai hésité à suivre les cours à distance, mais finalement, l’accompagnement est génial, les cahiers très bien faits et je trouve l’échange humain, nécessaire pour moi, plutôt en visitant des jardins, en parlant avec des jardinières et des jardiniers… Et cette formule me permet de faire mes études littéraires en même temps, donc de ne pas avoir attendu pour me lancer dans l’herboristerie, ce que je ne regrette vraiment pas!

herbNostalgie de sucré d’été

Mais n’ayez pas peur, si vous trouvez les cours chers, si vous vous dites que vous n’avez pas le temps! Il est possible d’apprendre différemment, l’écho-défi proposé par Natasha ce mois-ci est un excellent exemple! Lisez, allez marcher dans les bois, dans les champs, écrivez à des jardins pour aller y faire des micros-stages (ou des plus longs!), jardinez, sur votre balcon, sur un acre ou en pot à l’intérieur de chez vous! Apprenez à aimer les adventices (le nom que l’on donne aux « mauvaises herbes » quand on se met à les aimer!) Tout est possible et, surtout, toutes les raisons sont bonnes pour faire entrer un peu d’herboristerie dans votre vie!

J’espère que les 3 prochains mois vous en donneront envie… et que l’échange pourra continuer au-delà!

Si vous avez des questions, des idées de sujets végétaux qui vous intéressent, n’hésitez pas, surtout!

Plein d’amour de pousses printanières,

K.

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