Manger le printemps #1

Au Québec, ces derniers jours, c’est le printemps pour de vrai de vrai.
Les sols et les arbres commencent doucement à verdir, les dernières traces de neige ont disparu. Des petites graines poussent tranquillement sur le bord de ma fenêtre, attendant sagement d’être plantées au jardin, je fais mes premières grandes sorties de vélos.

Cette année, j’ai l’immense plaisir de passer mon printemps (et mon été, et mon automne!) dans un petit cocon où on voit les couchers de soleil, où on peut faire des feux le soir, où Charlotte grimpe dans les arbres et où, moi, je vais marcher interminablement sur le bord du fleuve. Je vous présenterai cet endroit, promis, mais pas tout de suite. J’ai encore besoin de temps pour l’apprivoiser.

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Et, ce petit été vient avec une belle collaboration sur le blogue: j’aurais maintenant des photos qui en valent un peu plus la peine. Un petit poisson qui aime bien se poser derrière une caméra à proposer de m’aider pour ce pan de mon blogue qu’hélas, je délaissais un peu. Alors il risque d’avoir sur le blogue un peu plus de contenu visuelle, ce qui fait plus que mon affaire!

Et puis, tout de suite, j’ai envie de vous parler de manger le printemps. À Montréal, c’est un peu difficile de manger les petites feuilles printanières. Ici, je peux le faire. Et je ne m’en gêne pas! Bien sûr, il faut être vraiment, vraiment certain.es que ce que l’on cueille est réellement ce que l’on peut manger, mais il y a des plus faciles que d’autres, des petits incontournables. Aujourd’hui, il sera question de l’un deux, peut-être le plus fabuleux, parce que tout se mange, il y en partout, il est facile à reconnaître… et j’ai nommée: le pissenlit.

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Les petites fleurs jaunes n’ont ici pas encore commencé à pointer le bout de leur nez, alors il n’est pas encore question de faire de la gelée de pissenlits, ou encore de la limonade lactofermentée (à essayer, je vous reviens là-dessus!), mais bien de profiter des petites feuilles toutes fraîches, tendres et à peine amères.

Le pissenlit

Où? Vous trouverez les plants de pissenlits un peu partout, mais principalement dans les endroits dégagés, et non pas les forêts denses. Préférez les cueillir, comme n’importe quelle plante sauvage, dans un endroit un peu en retrait de la route et sur un terrain que vous savez non arrosé de pesticides ou herbicides.

Quand? Les feuilles de pissenlits se mangent tout l’été (particulièrement si vous les apprêter comme je vous le suggérerai plus bas! 😉 ), mais elles sont beaucoup moins amères avant l’apparition des premières fleurs.

Comment? Vous pouvez les manger crues, dans une salade, un sandwich, sur un plat de pâtes, une pizza (un peu comme vous le feriez avec de la roquette) ou encore les cuire, comme des épinards.

Pourquoi? Sur plusieurs sites, vous pourrez trouver les informations nutritionnelles du pissenlit, le pourquoi il est bon pour le bedon (et le corps) d’en manger, mais franchement, ce n’est pas trop pour cela que je vous en parle aujourd’hui, mais plutôt surtout parce que les feuilles de pissenlits sont bonnes, belles, sauvages et gratuites!

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Et pour vous donner une petite idée de comment les apprêter, si jamais vous n’avez pas le cœur à la salade ou alors que vous voulez vraiment les faire passer incognitos et parce que ça fait vraiment trop, trop longtemps que je ne vous ai pas parlé de bouffe, voici une petites recette, inspirée du blogue Émilie Murmure, de gnocchis à la patate douce et… feuilles de pissenlit!
Emilie propose une version sans gluten et aux épinards, et je vous conseille bien fort d’essayer avec les ingrédients qu’elle propose, mais voilà la petite variante avec farine de blé et feuilles de pissenlit.

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Gnocchis patates douces et pissenlits

  • 300 g. de patates douces et/ou patates (mais la belle couleur vient des patates douces)
  • une pincée de sel
  • 120 g. de farine de blé blanche non blanchie
  • 1 tasse de feuilles de pissenlit lavées et hachées
  1. Faire cuire les patates douces une dizaine de minutes à l’eau bouillante
  2. Égoutter et écraser les patates en purée
  3. Ajouter la farine, le sel et les feuilles de pissenlit et pétrir pour obtenir un pâte homogène
  4. Former des petits boudins d’environ 1 cm. de diamètre et couper en petits gnocchis
  5. Si vous voulez, vous pouvez les aplatir sur le dos d’une fourchette pour leur donner une belle forme en reliefs (qui permet de mieux garder la sauce en plus)
  6. Faire bouillir de l’eau et cuire environ 4 minutes

Et voilà, c’est prêt! Vous pouvez ensuite les faire revenir dans un corps gras, les manger en sauce (ou pas…) Je vous laisse imaginer la suite!

Je retourne jouer dehors!
À tout, tout  bientôt! xx
K.

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7 commentaires sur « Manger le printemps #1 »

  1. Miam, merci pour la recette qui donne vraiment vraiment envie !
    Et surtout bravo pour les photos qui sont super réussies, hâte d’en voir encore et encore plus !!!
    Grosses bises ♥
    Et installe toi bien dans ton petit cocon

  2. Je parcours ton blog qui est pleins de belles idées!!! Alors là, les gnocchis ont l’air délicieux!!! Il faut absolument que je teste, surtout qu’on ne manque pas de pissenlits 😀 . Merci!

    1. Ils sont vraiment très, très bon, crois-moi! Et leur couleur est très jolie! 🙂 C’est ma recette coup de coeur de l’an dernier, alors que j’ai commencé à m’intéressé à utiliser ce qu’il y avait autour de moi pour cuisiner… et quoi de plus abondant que le pissenlit, en effet!
      Ça fait plaisir de lire que tu trouve de l’inspiration ici! Merci beaucoup! ♥

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