Arrêter la pilule

La pilule.
Oui, oui, cette pilule-là, celle qu’on appelle comme ça juste parce que nous sommes tellement à la prendre que voilà, on sait, comme ça, sans devoir vraiment dire.

La pilule.
Celle que l’on se fait proposer à 12 ans, alors que nos règles ne sont pas régulières, que nous avons des boutons, des règles douloureuses.

La pilule.
Celle que, finalement, même si on dit non, peut-être, un jour, on se refait proposer lorsque l’on a notre premier copain, lorsque l’on veut ce protéger, que l’on ne comprend pas trop, parce que, rien n’est clair, tout est nouveau.

La pilule.
Présentée comme la seule option. Celle que l’on nous repropose, même lorsque l’on va voir quelqu’un justement pour ne plus à avoir à l’avaler chaque jour.

J’ai pris la pilule pendant 4 ans. C’est beaucoup et pas à la fois. Pour moi, c’est déjà trop long, mais je sais que d’autres, probablement certaines d’entre vous, l’avez pris/la prenez depuis beaucoup plus longtemps.

J’ai arrêté. Ça fait 10 mois maintenant.
Mon corps est passé par tous les états. Mais je ne reviendrai pas en arrière, ça non. Et j’ai envie de vous dire un peu pourquoi.

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Le challenge du mois de Clémentine la mandarine, où il était entre autres question de s’informer sur les différents moyens de contraceptions m’a donné l’envie de vous partager mon expérience.

**Notez bien: cet article ne se veut pas une marche à suivre, un mode d’emploi. C’est seulement mon expérience, une envie de vous partager et, s’il y a une revendication, celle que l’on nous propose ce qui existe d’autre**

Un jour de mars, il y a un petit peu an. Depuis un moment, je me sentais mal, continuellement gonflée, je ne dormais pas bien du tout: des réveils en sueur toutes les nuits, sans cauchemars, juste comme ça. La poitrine désagréablement sensible en permanence. Une étrange envie que personne ne me touche. Je ne savais trop que faire de tout ça, et ça ne passait pas.

J’ai eu la bonne idée d’en parler à ma maman. C’est elle qui m’a d’abord informé que c’était tous des possibles effets secondaires de la pilule. Alors, j’ai téléphoné à Allô-santé, question d’en avoir le coeur net. Ils m’ont confirmé. J’étais toute déboussolée. Déjà que cette petite capsule à prendre chaque jour me rendait tendue (je ne suis pas très organisée pour ce genre de chose et j’avais perpétuellement peur que la pilule ne me protège pas bien dû à mes nombreux oublis. Elle serait donc responsable de tous ces désagréments en plus?

J’ai donc pris un rendez-vous gynécologique, fais quelques recherches entre temps. J’ai eu envie de tenter le stérilet au cuivre. Je me suis demandé pourquoi personne ne m’en avait parlé avant.

Le jour de mon rendez-vous, j’ai tout expliqué. La médecin m’a confirmé: c’était bel et bien dû à la pilule. Alors que me propose-t-elle? De changer de marque, pour faire un autre bout avec. Il en était hors de question pour moi et j’ai dû insister pour qu’elle me parle du stérilet au cuivre.

À force de ténacité, deux semaines plus tard, je me faisais poser un stérilet au cuivre et j’arrêtais la pilule.

Ça fait maintenant 10 mois et mon corps ne s’en ai pas encore tout à fait remis.
6 mois pour retrouver mon cycle menstruel normal, des poils qui reviennent au galop, et, depuis maintenant deux mois, des boutons. Moi qui n’en ai jamais eu. Et oui, mon corps qui se remet, doucement. Mon corps que j’ai bouleversé à coup d’hormones sans même vraiment le savoir. Mon corps qui n’en pouvait plus, qui me l’a dit, heureusement. Mon corps qui reprend le dessus peu à peu.
Et même si ce n’est pas agréable tous les jours de se réveiller avec des boutons sur les tempes, le front, le menton, je me répète cela: laisse faire ton corps, fais-lui confiance.

Et: il y a tout le positif aussi. Toutes ces choses que je n’ai jamais vraiment senties en moi: l’arrivée des règles, naturellement. Je sais maintenant dire quand ça arrivera, juste en sentant mon corps et je trouve ça merveilleux. Si pour certaines, c’est probablement difficile de sentir son corps se modifier au cours du mois, pour moi, c’est un petit plaisir, l’occasion de m’écouter, de me redécouvrir, de me vivre comme je suis vraiment. Et puis, avantage somme toute vraiment non-négligeable (et parlons-en tant qu’à y être!), j’ai retrouvé cette envie d’être près de l’autre, la libido, comme on l’appelle communément. Et ça aussi, ça fait du bien. Je dors mieux, je n’ai plus cette sonnerie sur mon téléphone tous les jours pour me rappeler que c’est le moment de prendre ma pilule, je n’ai plus cette anxiété de ne pas l’avoir pris à la bonne heure, d’avoir passé un jour, de ne pas l’avoir avec moi. Je me sens tellement plus libre.

Il y a aussi ce que j’ai appris après: que la pilule augmente les risques de thromboses (et il y a des antécédents dans ma famille), que les cours d’eau sont pollués par toutes ces hormones synthétiques que notre corps rejette. Et puis, maintenant que j’ai envie de réduire mes déchets, quel bonheur de ne plus avoir cette petite plaquette à jeter chaque mois.

Tout cela pour vous dire: pensez-y. Envisagez de changer. Demandez-vous pourquoi c’est la contraception que vous utilisez, pourquoi est-ce qu’elle vous semble la seule option? Encore plus que cette impression de libération, j’ai la certitude, maintenant, d’avoir réellement choisi mon moyen de contraception, ce qui n’était pas du tout le cas avant.
Prenez les choses en main. Demandez. Exigez de pouvoir choisir.

C’est de vous et de votre corps dont il est question.
Et réclamons qu’à 15 ans, on nous propose autre chose.

Prenez soin de vous.

K.

Pour aller plus loin:
* La vidéo de Solange te parle sur le sujet
* Un article-histoire d’Éléonore
* Et un petit coup de gueule: oui, on veut pouvoir choisir!
* Reprendre le contrôle de son corps en arrêtant la pilule sur le blogue de La mouette

ps: si le sujet vous intéresse, je pourrais bien aussi vous parler du stérilet au cuivre. Pour les autres moyens de contraceptions, je laisserai le travail à celles qui l’ont expérimenter, mais dans ce cas-là, ce serait un plaisir!

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32 commentaires sur « Arrêter la pilule »

  1. Je ne peux pas ne pas laisser mon témoignage en commentaire! J’ai lu avec beaucoup d’attention ton article et j’adhère complètement! Envie de dire « mais c’est tellement ça! ». Merci de l’avoir écrit.
    Pour celles qui n’ont pas encore commencé à prendre la pilule, réfléchissez bien avant de le faire. Les conséquences ne sont pas anodines.
    J’ai aussi pris la pilule pendant quatre ans. J’ai eu un peu la nausée, un mini-caillot au pied qui a disparu après m’avoir fait souffrir deux mois, j’étais un peu déprimée tout le temps, envie de rien (et de personne). Certes, plus de boutons, plus de douleurs…mais psychologiquement ça ne suivait pas. Il y a 10 mois, j’ai arrêté et quelle délivrance! Je retrouve enfin…ma vraie moi! Bonjour boutons et changements hormonaux naturels…mais qu’est-ce que ça fait du bien de ne plus être sous le joug de médicaments! C’est fou que les gynécos ne parlent pas des alternatives (ou plutôt, c’est compréhensible vu le fric qu’ils se font en faisant la promotion des grandes firmes…hmmm sont-ils tous corrompus?). Moi, on m’a carrément mis la liste des pilules devant les yeux en me demandant laquelle je voulais…alors que je n’y connaissais/connais rien! Merci. C’est très pro. J’avais l’impression que la gynéco avait choisi « au bol », « la moins chère », « la moins risquée ». Et comme je voulais à tout prix me protéger, j’ai fait confiance. Une confiance aveugle. Alors ouvrez vos yeux et écoutez vos consoeurs qui ont une petite expérience de la chose.
    Blague à part…J’aimerais quand même bien me dorer la pilule en hiver! 😉
    Merci pour cet article, en espérant que ma petite contribution ait été utile!
    Bons becs.

    1. Plein de mots touchants. C’est toujours si agréables de voir que nos mots font échos. Une ligne d’une chanson que j’aime bien dit ceci: « si t’es instable, c’est peut-être que t’es en vie ». Et c’est exactement comme ça que je me sens maintenant (mais c’était plus marqué les mois suivant l’arrêt!). Oui, certains défauts reviennent au galop, mais c’est tellement bon, finalement, qu’ils soient là.
      Et oui, j’ai un peu écris cet article dans cet optique: qu’aurais-je aimé savoir avant de commencer la pilule. J’espère que certaines pourront le lire, mais c’est aussi bon de savoir que c’est normal, toutes ces choses après l’arrêt, parce que, moi du moins, comme personne ne m’avais dit, ça m’a fait un peu peur au début, avant que je tombe sur des témoignages qui m’ont rassurés. J’espère que toutes nos histoires serviront à quelques unes. Et merci encore pour tes mots.
      K.

    2. Pour ton information, les gynécos se font pas d’argent en prescrivant la pilule…
      Et la majorité des patientes ne veulent malheureusement rien savoir des stérilets 😦

      1. Si c’est le choix de la patiente, c’est parfait. Mais on ne le propose pas toujours, et c’est ce qui me dérange, personnellement. Si on en venait à en parler plus, probablement que certaines changeraient d’idée, qui sait! Il est vrai que les médecins ne font pas d’argent en prescrivant la pilule. Par contre, au Québec du moins, ils sont payés à l’acte médical, et une prescription de pilule est renouvelée plus souvent qu’un stérilet. Mais mon but n’est nullement de prêter des mauvaises intentions aux gynécologues, c’est un monde que je connais bien trop peu! 😉

      2. Alors heureusement que ce n’est pas le cas pour tous! Ca me rassure. J’ai une amie gynécologue qui m’a avoué qu’elle recevait des « bonus » à partir de x prescriptions…tout ça pour « faire du chiffre »! C’est malheureux et ça m’avait choqué!
        Bonus pour les policiers, bonus pour les banquiers, les médecins…etc… C’est pas joli joli! 🙂

      3. Et bien! Ce serait un sujet à creuser alors! Et c’est probablement différent de pays en pays (ou même de villes en villes, d’hôpital en hôpital!)

  2. Je pense que ça fait 2 ans que j’ai arrêté la pilule (et je l’ai prise pendant, je pense, 2-3 ans). De mon côté, je n’ai pas remarqué de changement évident par rapport à mon corps, sauf le fait le mieux sentir quand mes règles commencent. Je la prenais seulement parce qu’au début, mes règles étaient pénible aux points de ne souvent pas être capable d’aller à l’école (maux de ventre atroce, vomissement, fièvre, maux de dos et jambes tremblantes). J’ai eu envie d’arrêter un an après avoir changé mon alimentation, pour voir si ça avait un lien. Ça arrive encore que je sois complètement inutile le premier jour de mes règles, mais c’est vraaaaaaaiment moins fréquent (1-2 fois par an)! Je ne fais pas vraiment plus de boutons qu’avant et je n’ai rien remarqué au niveau de ma pilosité (mais faut dire que j’ai toujours eu les poils foncés et assez généreux – vive la génétique!).

    Par contre, comme je n’ai jamais été en couple, je pense à ce que je ferai lorsque je le serai, donc ton avis sur le stérilet en cuivre m’intéresse. 😛

  3. Après dix ans sous pilule, je l’ai arrêté non pas par choix de santé mais tout simplement par désir de devenir mère…
    Mais cette occasion m’a permit de me rendre compte que je pouvais gérer mes cycles toute seule contrairement à ce que l’on m’avait toujours dit! Il existe des applications sur smartphone qui permettent de gérer au mieux son cycle sans compter tous les jours, j’ai beaucoup utilisé Clue personnellement.
    Grâce à cette expérience, je sais que je n’aurais pas besoin de reprendre la pilule après ma grossesse: juste à écouter mon corps et mon smartphone 😄

    1. C’est vrai que Clue est une merveilleuse façon de mieux comprendre comment on fonctionne! ^^ Je ne crois pas que je ferais confiance pour me protéger par contre, je suis vraiment très, très nerveuse avec ça! :p Mais j’admire ceux qui y arrivent et je devrais peut-être lire à ce sujet, même si pour l’instant, je suis bonne pour 5 ans avec mon stérilet, alors ça me donne le temps de penser à après! 🙂
      Merci pour ta petite histoire et plein de bonheur!
      K.

  4. Ca fait maintenant 1 an et demi que j’ai un DIU en cuivre, après 7 ans de pilule. J’ai choisi de l’arrêter pour raison écologique (l’impact des résidus hormonaux dans les cours d’eau sur les poissons n’est pas anodins – et même inquiétant), et aussi parce qu’à la longue je stressais de mettre mon corps comme ça sous hormone constamment.
    Maintenant, la pilule il ne faut pas tout lui remettre sur le dos non plus: c’est un fameux progrès pour les femmes qui ont enfin pu maîtriser leur fertilité correctement et se réapproprier leur corps.
    Néanmoins, elle est trop souvent présentée comme l’incontournable, alors que des alternatives non hormonales existent – pour certaines personnes du moins (toute femme ne peut pas porter un DIU). En outre, j’attends beaucoup de la contraception masculine qui est en progression. Je pense qu’elle a un bel avenir, surtout que les solutions testées sont des solutions « mécaniques », des polymères injectés dans les canaux déférents pour bloquer les spermatozoïdes. Quand on veut arrêter la contraception, un autre produit est injecté pour défaire le polymère qui sera évacué. Cela rééquilibre au sein des couples le poids de la contraception je trouve, même si je pense que cela reste important que les femmes conservent des moyens propres.
    J’ai eu peu de souci avec la pilule, et une fois arrêtée, mon corps a repris immédiatement le rythme des cycles sans pilule ! Un peu plus de boutons de nouveau, mais par contre je n’ai plus du tout les migraines qui me prenaient en début de cycle, et moins mal au ventre aussi.
    Pour le DIU, le gynécologue que je voyais y était totalement réfractaire (vieille école!) et j’ai dû aller dans un planning familial où j’ai été très bien reçue. Ma nouvelle gynécologue y est beaucoup plus ouverte, et ne semble nullement surprise de ce choix.
    Il y a un manque criant d’informations sur les choix possibles, mais cela se comble doucement je trouve. Mon médécin généraliste a par exemple reçu une formation sur les DIU et désormais les propose lors des discussion contraceptions.
    Note que, entre l’arrêt de la pilule et la pose du DIU, il s’est écoulé 6 mois: une bonne écoute de mon corps m’a permis de les passer sans souci 🙂 il faut dire que la perspective d’avoir un enfant nous réjouirait donc on n’était pas trop angoissé à cette idée 😉
    Merci pour ton témoignage =)

  5. Ah ! La sonnerie du téléphone ! Combien de fois j’ai appuyé sur « Répéter ». Ton article résume exactement ce que je ressens depuis que j’ai arrêté ma pilule. Et puis de toute façon c’est un mot que je n’ai jamais réussi à écrire correctement sans correcteur orthographique, je veux toujours mettre deux « l » « pillule ». C’était un signe, non ?

  6. Merci pour ce beau témoignage inspirant! En effet, on ne parle pas assez des risques et des effets secondaires associés à la pilule contraceptive. Et on propose encore moins l’éventail complet des alternatives. Vous recherchez une méthode qui permet au cycle féminin de fonctionner naturellement, écologique, efficace, sans effets secondaires et économique? Non invasive? Appuyée scientifiquement? Perfectionnée par des médecins-conseils dans une approche écosanté? La méthode symptothermique qui, en usage correct et systématique, présente un risque de seulement 0.4%, soit entre la pilule (0.2%) et le stérilet de cuivre (0.6%) – Trussell, 2011. Seréna Québec est le seul organisme spécialisé dans la gestion naturelle de la fertilité, reconnu par le ministère de la Santé, qui offre cette alternative dans un atelier de 3h présenté dans plusieurs régions ou par Skype. On identifie avec précision les jours fertiles et les jours infertiles de chaque cycle, puis on adopte un comportement sexuel conséquent en phase fertile. Ça prend moins de 5 minutes par jour! Et ça permet aussi de détecter de façon précoce des anomalies du cycle pour prendre sa santé en main, car le cycle reflète la santé globale de la femme. Informez-vous!

  7. Moi j’ai du prendre la pilule pendant 2 ans parce que j’avais des règles très douloureuses, mais en réalité la prise de cette pilule n’a rien diminué, donc je me suis dit que quitte à avoir mal, autant ne pas prendre la pilule en plus haha !
    Et puis finalement, c’est le fait d’avoir été enceinte et d’avoir accouché qui m’a permis de découvrir mon corps, de savoir quand j’ovule avec quasi certitude, du coup ici, on se passe aussi du stérilet, et soit on se protège avec des préservatifs quand on sait que c’est une période fertile, sinon rien ! Et on se sent vraiment plus libre 😉

    1. Tous ces témoignages de celles qui se passent complètement de protection extérieure à leur propre expérience de leur corps m’impressionne! (et me font un peu rêver! ^^) Ça me donne envie, mais je vais réapprendre doucement à me sentir, à découvrir tous ces petits signaux que notre corps nous envoie!
      Merci pour tes mots!

  8. Merci pour le partage, cela exprimé très bien ce que j’ai vécu également par rapport à la pilule. Je l’ai prise de 15 à 17 ans, tout c’était bien passé. Puis, à 23 ans, j’ai commencé à prendre une pilule de nouveau pendant 1 an que mon médecin m’avait donné grauitement dans son bureau. Je ne reconnaissais plus mon corps, les sautes d’humeur étaient très fréquentes et j’avais des douleurs constantes aux jambes. J’ai décidé d’arrêter la pilule et mon corps c’est ré – équilibré après 2 mois. Quel bonheur de reconnaître son corps. Quelques mois après avoir arrêté cette pilule que m’avait donné gratuitement mon médecin (yaz), j’ai vu dans les médias sociaux des vidéos et articles qui circulaient sur le danger qu’elle représentait : la mort de plusieurs jeunes filles était liée à cette pilule contraceptive. Même radio-canada a abordé le sujet… j’ai malheureusement perdu confiance en mon médecin et l’industrie pharmaceutique. Je ne prends aucun médicament et j’espère arriver à prendre soin de mon corps naturellement tout au long de ma vie pour ne pas avoir à le faire. Mieux vaut prévenir que guérir ! Alimentation saine, activité physique, bon sommeil, méditation,…
    Pour ce qui est de la contraception, je connais également bien mes cycles maintenant donc nous utilisons le condom uniquement en cas de besoin.

    1. Merci pour ce témoignage Céline. C’est incroyable, vous êtes si nombreuses à savoir vous passer de contraceptions, à avoir apprivoiser votre corps! Ça me fait envie! Et c’est si vrai ce sentiment libérateur que tu décris lorsque notre corps reprend le dessus.
      Au plaisir de te revoir par ici!
      K.

  9. Merci pour cet article, qui me parle beaucoup… ayant beaucoup d’amies qui prennent la pilule, je me demandais si c’était vraiment correcte d’avoir arrêté. J’ai commencé pour pouvoir contrôler les règles pour le mariage, ainsi que maux de ventre très douloureux et vomissements le premier jour.. finalement baisse de libido j’ai arrêté de la prendre au bout de 6 mois, heureusement! Depuis que j’ai eu ma fille, je n’ai plus de douleurs, j’utilise maintenant la cup et c’est le bonheur absolu! qui eut cru que je dirai ça un jour de mes règles =)

    1. Wow! 🙂 En effet, c’est étrange que ce soit vu comme la norme alors qu’il y a tant d’autres options! Merci beaucoup pour ce témoignage, ce sera ici une belle banque pour celles qui se demandent si on peut faire autrement que prendre la pilule! 🙂

  10. Bonjour ! Merci pour cet article super intéressant ! J’ai une petite question : pour ma part je prends la pilule car j’ai des règles extrêmement douloureuses, et je voulais savoir s’il y avait une autre solution que la pilule du coup? (Je prends aussi des antidouleurs) Merci d’avance !

    1. J’ai une amie qui a réglé se problème de règles douloureuses avec l’osthéopathie, mais ce qu’elle m’expliquait, c’est que ça dépendait de quelles origines étaient les douleurs. Mais c’est peut-être une voix à explorer: pour elle, la pilule n’a jamais fonctionné pour ça, mais l’ostéopathie, oui! Sinon, j’ai une autre amie qui a d’énormes douleurs et qui préfère prendre de forts anti-inflammatoires les deux premiers jours de ses règles que de prendre la pilule en tout temps. J’ai la chance de ne pas avoir de grandes douleurs, alors je ne suis vraiment pas une experte, mais je crois en effet qu’il y a plusieurs choses à explorer et aucunes qui ne fonctionnent pour toutes!

  11. Je suis passée au stérilet (hormonal) 6 mois après mon accouchement. J’apprécie. Je pense que le prochain sera au cuivre histoire de réduire la dose hormonale un peu plus.

    1. J’ai longtemps hésité entre les deux, chacun ayant ses petits plus et ses petits moins! Je planche sur un immense travail ces jours-ci, mais dés que ça se calme, je vous en parle un peu plus! 😉

  12. Merci pour ton partage ! Ça donne envie (sauf les boutons ^^) !

    J’y pense depuis quelques temps déjà maintenant de mon côté. Je n’ai pas encore sauté le pas, j’attends d’être dans une période « calme », posée (je viens de retrouver du boulot après 4 mois de chômage et je voudrais déménager). Mais je pense qu’à mon prochain rendez-vous gynéco (fin d’année), je lui en parlerais !

    Ma peur : retrouver les douleurs que j’avais avant, la raison première de cette prise de pilule que je prends depuis bientôt 9 ans… Et le fait de ne pas avoir un cycle régulier, de ne pas pouvoir « prévoir » ! Tu le sens vraiment arriver ? Genre quelques jours avant ou seulement 1h avant ?

    1. C’est vrai que c’est une grosse décision, ça m’a pris beaucoup de temps de réflexion avant de le faire…
      Et c’est vrai qu’il devient assez difficile de prévoir… Je n’ai pas du tout un cycle régulier, alors c’est vrai que c’est un peu une source de stresse. Mais je le vivais aussi avec la pilule, parce que j’avais vraiment de la difficulté à la prendre régulièrement, alors c’est vraiment à toi de voir! Et je suis encore en réapprentissage de mes cycles et du contact avec cette réalité de mon corps, mais je te dirais que je le sens quand même mieux qu’il y a à peu près un an (quand j’ai changé de moyen de contraception) où, en plus, mes règles étaient complètement bouleversées par l’arrêt de la pilule. Mais c’est long et incroyable de se rendre compte qu’il y a tant de travail à faire pour se rapprocher de ce qui est en fait… notre corps!
      Merci pour ton partage! 🙂

  13. Oui grosse décision mais j’y pense depuis plusieurs mois donc je me dis que ce n’est pas une « lubie » ! Et que de toute façon c’est mieux pour mon corps et l’environnement, il faut juste que je me décide ^^

    Moi aussi je stresse de l’oublier mais bon, ça a du m’arriver 4 fois en 9 ans (2 rappels par jour sur le téléphone aident beaucoup). Alors que mes règles me stressent plus ^^ Genre je m’habille toujours en foncé quand ça arrive par exemple.

    En tout cas tu as pris une très bonne initiative et j’espère arriver à en faire de même un jour 😉

  14. Bonjour.
    Merci pour cet arcile. Il fait écho à ma propre expéricience.
    Longtemps, j’ai caché que je ne prenais pas de contraception, et encore moins de pillule.
    On m’a souvent dit que je prenais de grands risques.

    A 16 ans j’ai commencé par une première pillule jusqu’à mes 19/20 ans environ.
    De 20 ans à 26 ans j’ai tout arrêté : une opération de kyste ovaire à tout déclenché. Les médecins m’ont tous avertis que je pourrai avoir des difficultés à tomber enceinte rapidement. J’ai donc décidé d’arrêter de prendre mon comprimé quotidien. A l’époque je me sentais gonflée, ballonnée, et je ne sentais rien de mon corps. EN vérité, je n’avais plus aucune maîtrise sur lui.
    Pendant ces 6 années, j’ai appris à écouter mon corps, à le ressentir et à me prévenir d’une grossesse non désirée. Puis, avec mon ami nous avons décidé d’avoir un enfant. Grace à l’observation de mes cycles cela a été plus facile que ce que les médécins pensaient – et même vraiment plus simple. Il est arrivé, dès le premier essai ! Belle victoire contre la médécine. M’avais t on menti ? Caché qu’il suffisait de commancer par arrêter la pillule?

    Maintenant, je reprends cette fichue pillule. J’ai accouché il y a 6 mois. Pas de stérilet à cause des kystes. Encore quelques mois et c’est terminé. Juste le temps que mon corps post grossesse se réhabitue. Tanpis pour la médécine !

    Tout ca pour vous dire que la nature est bien faite. Il faut prendre le temps de s’écouter.
    Ca fonctionne parfaitement.

    1. Wow! 6 ans pour apprendre à se sentir. Ça me rassure sur le fait qu’après un an, il me dépasse encore vraiment beaucoup!
      Et oui, ce sont toutes des expériences personnelles que vous me racontez et qui me confirment, que, je crois, il faut questionner, il faut remettre en question cette chose qui supposément fonctionne pour toutes… parce que ce n’est peut-être pas le cas!
      Merci pour tes mots! 🙂

  15. Je me reconnais tellement dans ton article! J’ai eu une expérience similaire. Moi aussi j’ai commencé à prendre la pilule sans trop savoir, ni réfléchir et parce que ça semblait la seule option disponible. C’est fou comme il manque d’informations à ce sujet, quand on ne fait pas ses propres recherches. Un autre moyen sur lequel je me suis renseigné sont les thermomètres qui indiquent les périodes de fertilité. En as-tu déjà entendu parler?
    Et merci beaucoup pour ton blog, c’est un plaisir de te lire! 🙂

    1. Oui! J’en ai déjà entendu parlé, mais je suis un peu peureuse (mais très, très!) en ce qui a trait à la contraception! Et puis, j’ai vraiment besoin d’un temps pour réapprivoiser mon corps, mais je garde cela en tête! 😉 Si tu as des infos, je serais bien preneuse!

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