Brouillard de sublime

Dans la vie, ailleurs, quand je ne suis pas ici, je lis.
Je lis, et j’écris des mots, des mots qui parle de moi et des autres, de nous.
Des mots que je tente de faire respirer, des point-virgule, pour donner un demi-souffle à ce qui manque d’air.
J’écris pour, juste parce que faire autrement ne m’est pas possible.

Et parfois, je me lève le matin, je me relis, et je me dis que, peut-être, on peut dire que ça sonne bien. Ce matin-là, c’est ce que je me suis dit.

Pour voir l’original, c’est par ici, p.5
Des bisous enneigés,
et puis: profitez de tous gens qui font battre vos coeurs.

Bonne nuit.

K.

————-

bal

Interstices

En chanson. C’est dans le brouillard qu’une rencontre est belle.

En mot. Brouillard proche, dégoulinant, palpable.
Jour gris. Partout, des choses mouillées.

Tout dans un flou, brouillard épais.

Aime les rencontres dans leur hésitation. Cultive l’incertain, le vaporeux. Tout se joue dans l’espace de doute entre ce que l’on perçoit et ce qui est. Ne tente pas d’y mettre des mots. Vis-le. Vis ce vide qui est tout, qui renferme l’infini de possibles, ceux que l’on peut vivre. Et les autres aussi. Ce vide qui renferme sa part de tragique dans sa beauté d’être absolu. Tu sais que tout n’est pas, que tout ne sera pas, mais émerveille-toi quand même de ce tout trouble qui se refuse au concret. Entre amour et amitié, aime et explore. À tâtons.

C’est dans cet interstice que tu trouveras le sublime. Va à sa rencontre. Balzac aimait probablement la brume. Du moins, il savait la dire. Le sublime vient du cœur, l’esprit ne le trouve pas. Alors ferme les yeux et offre-toi le sublime. Avale l’eau de l’autour, bois à la source de l’inexplicable, de ce qui doit le rester. Deviens cette sublimation liquide des jours de pluie. Fais-toi alchimiste du dégoulinant, immisce-toi partout, tel l’humidité des jours gris, des moments incertains. Prends goût à ne pas comprendre, au nébuleux, au confus. Savoure la timidité de ces moments, de ces rencontres, de ces échanges qui refusent de se donner entièrement.

Sache perdre le contrôle, un peu.
Sache, juste assez.
Permets au brumeux de remplir l’espace.

En écoutant : Woodcat – Tunng
En lisant : L’heure sans ombre – Benoît Bouthillette

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