Lire: Le jardinier-maraîcher

Bon matin québécois!
(parce qu’ici, le soleil n’est même pas encore levé! ^^)

Aujourd’hui, je suis bien excitée: je vous parle d’un livre, mais pas de n’importe lequel! Ce n’est pas un roman, ce n’est pas un essai non-plus, ce n’est pas tout à fait un mode d’emploi, plutôt une suggestion de façon de vivre et de changer le monde… Ça vous dit?

gre

Vous connaissant, je n’ai pas trop de craintes et d’ailleurs, si vous aimez bien la découverte, vous serez contents.es d’apprendre que cet article s’inscrit dans une longue lignée d’articles de blogueuses formidables, toutes rassemblées par Natasha, du blog Échos verts. Le concept est le suivant: chaque jour, on vous parle d’une lecture engagée et inspirante! Tous les détails de cet inspirant écho-défi se retrouve ici. D’ailleurs, je me permets de vous murmurer à l’oreille d’aller faire un petit tour sur le blog de Gaëlle, Better than Butter où elle nous parlait hier de « La Guérilla jardinière » et de mettre le blog Bibliolingus dans une petite boîte pour demain, ce sera son tour! 🙂

Pour poursuivre un peu sur la lancée de Gaëlle, aujourd’hui, on parle jardinage!

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Pourquoi vous parler de ce livre?

Il y a un peu plus d’un an, je passais l’été sur une ferme maraîchère absolument merveilleuse. Je m’étais dit que je partagerais quelques inspirations avec vous ici, je ne l’ai pas vraiment fait, je m’en excuse.

Et bien, quand j’ai vu cet écho-défi de Natasha, j’ai tout de suite eu envie de vous parler de ce livre qui est à la fois l’inspiration et le guide de beaucoup de micro-ferme de légumes, au Québec du moins.

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Pourquoi est-ce pertinent pour vous, moi et les autres qui ne font pas de culture maraîchère?

me demanderez-vous. Et bien. Si environ la moitié de ce livre est constitué de fiches techniques à propos de chaque légume cultivable, l’autre moitié est plutôt une invitation à une réflexion sur notre mode de production alimentaire.

Jean-Martin et  Maude-Hélène vivent de leur production maraîchère à petite échelle et biologique. À travers la distribution de paniers de légumes et les marchés, ils parviennent à travailler à un véritable changement. La proposition est simple: nous savons que nous nous devons de changer notre façon de consommer des aliments et notre rapport à ceux qui travaillent pour les produire, ce livre explique comment le faire.

Et puis, le livre vaut la peine ne serait-ce que pour sa préface de Laure Waridel, sociologue et co-fondatrice d’Équiterre, organisme québécois qui promeut des choix plus écologiques, équitables et durables. Vous êtes d’ailleurs bien chanceux, car il est possible de lire ces quelques pages en ligne (ici!). C’est une réflexion bien inspirante sur ce que nous voulons réellement comme mode de production alimentaire et surtout, sur la force et le poids qu’ont nos choix en tant que personne qui achète et qui mange: nous pouvons faire en sorte que les initiatives comme celle présentée dans ce livre fonctionne et permette à leur instigateurs d’en vivre! Avoir le sentiment de pouvoir faire quelque chose, c’est pas mal non?

Et sinon, qu’est-ce qu’on apprend dans ce livre?

Et puis bon, définitivement, si vous vous intéressez au jardinage, à la culture de légumes, ne serait-ce que pour vous, même juste sur votre balcon, c’est LE livre que je vous conseille d’avoir dans votre bibliothèque. Tout y est inspirant, clair mais à la fois presque poétique: c’est une ode aux légumes et à ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à les faire pousser. Alors même si vous ne souhaiter pas vivre de votre production maraîchère, il est possible d’avoir un bien beau jardin avec ce livre!

Je suis de celle qui considère que l’on se doit de s’informer sur le comment et le pourquoi de ce qui se retrouvent dans nos assiettes. Oui, c’est possible de le faire en écoutant des documentaires sur les grosses industries, sur les abattoirs et le mode de productions de la viande, mais j’aime bien y aller par le positif et m’informer sur ce qui se fait de bien, histoire de donner des alternatives, de les comprendre et de les encourager! Et c’est un peu à ça que sert la lecture de ce livre.

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Jean-Martin livre vraiment un topo de ce qu’implique la production maraîchère. Alors oui, il est question d’argent. Oui, il est question de vente, de difficulté, d’achat de matériel, d’installations, de coût de vente des légumes… Mais lorsque l’on termine la lecture (ou le feuilletage!), on sait que ce que l’on a entre les mains, ce n’est pas une lubies, une rêveries qu’il vaut mieux reléguer aux oubliettes: c’est là et on peut le faire. Vraiment le faire. Différemment.

Pour trouver le livre: Le Jardinier-Maraîcher, de Jean-Martin Fortier, éditions éco-société
Ils ont aussi un très beau site web: Ici
Et en faisant quelques recherches dans les derniers jours, j’ai réalisé qu’ils avaient aussi fait un documentaire 🙂 Je crois bien que je vais prochainement me lancer dans le visionnement! (D’ailleurs, juste la bande-annonce est trooopp belle et donne envie de s’acheter une terre là, maintenant!)

Sur ce, je vous laisse!
Et parlez-moi de vos inspirations littéraires/engagées/qui-mettent-des-étoiles-dans-les-yeux si le coeur vous en dit!

À très bientôt!

K.

————-
Une petite question comme ça, pour la fin: Je suis en questionnement sur le si oui ou non je refais un échange de lettres de Noël. Vous en avez envie, vous?

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8 commentaires sur « Lire: Le jardinier-maraîcher »

  1. Quel bonheur de te relire ! 🙂 surtout quand tu parles de positif concret et réalisable: ça met du baume au coeur je trouve. Participes-tu régulièrement à du maraîchage (sur balcon, au jardin ou dans des potagers collectifs)?
    Concernant les échanges épistolaires, je me posais la question. Pour ma part, j’aime autant m’investir auprès des personnes que je connais déjà et bien prendre le temps de confectionner leur carte (et plus!). Mais dis-moi, qu’à donner la suite de cette correspondance que tu avais lancé avec le principe de la chaîne?
    Reste que j’ai vraiment apprécié l’expérience l’an dernier, notamment car cela m’a permis de découvrir ce qui se trame sous ta plume 😉

    1. Et bien, et bien, cet été, j’ai été partie une bien bonne partie de l’été en voyage, mais j’avais planté tout plein d’herbes/salades/petits pois sur mon balcon… Malheureusement, la personne qui a habité mon appartement durant ce temps les a un peu laissé dépérir… Et bien sûr, je suis retournée passer quelques jours aux potagers qui ont occupé mon été passé. Histoire de faire le plein de terre, de plantes, de soleil et de pluie, un peu, aussi. L’été prochain, je serai probablement plus constante dans ma présence à Montréal et j’ai bien l’intention de trouver/inventer quelques belles initiatives en ce sens! 🙂

      Pour ta deuxième question, la chaîne ne s’est pas rendue bien loin. Quelques lettres ont été envoyé, mais dès qu’une ne l’est pas, tout s’arrête et c’est un peu ce qui est arrivé! Mais bon, mieux valait essayer!
      Et je crois bien que cette année, je vais aussi me contenter d’envoyer des lettres aux gens que je connais déjà: je suis déjà bien débordée et franchement, je dois apprendre à ne pas tout vouloir faire à la fois! C’est si difficile… 😉
      Mais c’est vrai que cet échange m’a permis de faire de bien belles rencontres! 🙂

  2. C’est un superbe projet dont il est question dans cet article! Merci pour le partage!
    Je me rends de plus en plus compte de la chance que j’ai de vivre à la campagne et d’avoir un jardin potager ❤ Merci à mes ancêtres! 😉 C'est tellement meilleur que les conserves! Je n'y vois que du bon (hormis les courbatures!).
    Ce qui m'étonne, c'est de voir tous mes voisins soit bétonner leur dernier coin de vert pour entreposer de grosses voitures qui ne leur servent plus, soit semer du gazon. Un jour, ils comprendront aussi la chance d'être à la campagne et de pouvoir se nourrir avec ses propres produits.
    Reste le problème des semences…de moins en moins variées… Mais c'est un autre problème!

  3. Aïe aïe aïe, tu me donnes tellement envie de me procurer et de dévorer ce livre et me fais regretter un peu d’avoir abandonné mes études en agriculture biologique! J’ai eu un peu peur de voir tout ce que ça impliquait, surtout comme tu l’as mentionné au niveau de l’argent. Mais déjà juste en lisant ton article, l’idée de faire cela a petite échelle me revient. Dommage que la terre soit recouverte d’une bonne épaisseur de neige présentement, j’aurai bien été mettre mes deux mains dedans..

    Merci en passant pour ton commentaire sur mon blog. Comme je débute ça me rend vraiment heureuse que quelqu’un prenne le temps de me lire 🙂

    1. Je crois qu’on peut apprendre sans faire des études « scolaires » dans ce domaine! La meilleure façon: trouver quelqu’un qui voudrait bien te montrer, un peu! C’est ce que j’ai fais pendant tout un été il y a deux ans et maintenant, je continue de m’instruire petit à petit (entre autres avec des livres comme celui-là!) Va faire un tour à la bibliothèque, feuillettes-le, tu verras! Même niveau monétaire, Jean-Martin présente extrêmement bien ce que ça implique et c’est plus qu’inspirant! 🙂
      À très bientôt!
      K.

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