Parlons poils!

Et si on parlait aujourd’hui de négatif que l’on transforme en positif?
Et par le fait même, de poils?
Et de féminisme, pourquoi pas?
Avec un petit mot sur le fait de prendre soin de soi
Ça vous dit?

Pour cela, j’ai envie de vous raconter une histoire. Une histoire qui date de l’an dernier (déjà!), mais qui a encore de belles répercussions dans ma vie aujourd’hui. Une histoire qui n’a pas beaucoup d’importance, mais qui me fait sourire et qui me permettra de vous parler de quelque chose qui me tient particulièrement à coeur.

J’ai 20 ans. Âge auquel j’ai eu amplement le temps de découvrir tous les aléas de la puberté, de l’apparition des poils… Où j’ai eu mille fois l’occasion de me raser, de m’épiler, de tenter toutes sortes de techniques, de rasoirs et de cire sur toutes les parties de mon corps… Et il faut le dire, je ne suis pas blonde, mais plutôt foncée et j’ai le poil fort et la même couleur. Pour complexer une petite fille de 12 ans, il est difficile de faire mieux…

Mais les années ont passé et j’avais établi une routine rasage/épilation qui m’allait bien. Je ne me posais pas trop de questions, m’épilais l’été, me rasais les aisselles à l’année. Bref, je n’étais pas très assidue, mais j’apparaissais en public comme une fille qui enlève ses poils. Et je dois vous le dire, cette routine m’allait. Je ne remettais pas en question le fait de m’épiler, je ne me demandais si c’était la bonne chose à faire, si j’aimais les poils ou non. Si je trouvais ça laid ou beau ou alors si les poils me laissaient indifférente. Bref, je faisais ce que je croyais être « comme tout le monde ». Un peu naïvement.

Puis est venu mai dernier. J’ai commencé à avoir des sensations de brûlures et de démangeaisons plutôt très désagréables sous les aisselles… Ça ne passait pas, alors j’ai été faire un tour à la pharmacie d’abord, puis chez le médecin. Et voilà, ce n’était que des champignons, mais je devais les traiter (ce qui se fait plutôt facilement) et surtout, ce pour quoi je vous compte tout ça aujourd’hui, cessez de me raser ou de m’épiler jusqu’à ce que ce soit tout à fait passer.

Au début, je l’avoue, ça n’a pas été une partie de plaisir. Parce que des poils rasés qu’on laisse repousser, ça pique et ce n’est pas agréable. Mais je n’avais pas le choix. Alors j’ai enduré. Pour me rendre compte, au bout d’une semaine ou deux, que ça passait. Que les poils, lorsqu’on les laissait prendre leur place, étaient plutôt confortables et, qu’en fait, je ne me rendais plus compte de leur présence… Ça donc pris à peu près un mois avant que tout rentre dans l’ordre et que je puisse penser à recommencer à me raser… C’est le temps dont j’ai eu besoin pour apprivoiser mes poils et finalement ne plus vouloir les enlever.

Peut-être qu’il suffit de mettre en lumière la beauté autrement… La magnifique série de photos de Ben Hopper, natural beauty series 

Et depuis, ils sont là. Tranquilles et significatifs à la fois.
Je ne les ai pas rasés à nouveau.
Et ce n’est pas par peur que les champignons reviennent, pas du tout. Cet épisode n’a été que l’élément déclencheur. Pendant le mois où j’ai du (parce qu’à ce moment-là, le verbe devoir était de mise) vivre avec mes poils, j’ai non seulement appris à les accepter comme faisant partie de moi, mais je me suis aussi ouvert l’esprit sur tout ce que le geste de me raser le matin représentait. J’ai laissé pousser le poil sur mes jambes, aussi. Pendant l’été, c’est drôle non? Mais ça me permet de savoir que je peux tout faire poilue. Oui, oui, même aller à la piscine, même avec des gens autour de moi.

Parce que vraiment, je me rasais pour qui? Pour moi? Pas vraiment. Je n’aimais pas la sensation des lames sur ma peau et encore moins celle des poils après deux jours. Je trouvais laides les petites repousses de poils et pas particulièrement beau quand ils étaient complètement absents. Est-ce que je le faisais pour les autres? Pas vraiment non plus. Parce que quand on tente l’expérience, on se rend bien compte que les autres, ça leur est un peu égal que l’on se rase ou non. Je parle bien sûr ici de mon expérience personnelle et il se peut que d’autres doivent vivre avec des réactions plutôt différentes de leur entourage. J’ai la chance de vivre avec quelqu’un qui l’a très bien accepté. Bien sûr, on a du en parler un peu, mais on en est bien vite venu à la conclusion que s’il tenait à ce que je m’épile, il devait être obligé d’être capable de penser le faire lui aussi… De nature très poilue, il a bien vite compris que cette souffrance infligée à notre corps de femme ne valait pas la peine… Et il m’a acceptée comme ça.

o-EMILIA-BOSTDT-570Qui a dit qu’il n’était pas possible d’être féminine et poilue à la fois. Une autre magnifique photo de Ben Hopper.

Alors si je ne le faisais ni pour moi, ni pour les autres, je le faisais pour quoi? Parce que c’était comme ça. Parce que c’est la norme. Parce que je suis une fille, une femme, et que c’est ce que je ressens en moi. Je suis une femme et comme l’image qui m’était renvoyée de ce à quoi je m’associe était une image sans poil, c’est ce que j’étais. Et maintenant? Est-ce que je me sens moi féminine parce que j’accepte mes poils, parce que je les ai, là, sur mon corps? Et bien non. Ils font parti de moi et je les vois comme une façon d’accepter pleinement la femme que je suis. Peut-être est-ce que ce n’est que moi qui le vois maintenant et je n’insinue en rien que les femmes qui font le choix d’enlever leurs poils pensent différemment, mais l’image que j’ai de mon corps a beaucoup changé dans les derniers mois : je l’ai accepté en tant que corps d’adulte. Je ne suis plus une enfant, j’ai des poils et c’est comme ça. Je ne vois plus pourquoi je tenterais de le nier. Oui, nous enlevons nos poils parce que la société nous dit de le faire, pas vraiment pour avoir l’air d’une enfant. Ça peut nous plaire, oui. Mais ça établit que la femme doit faire quelque chose à son corps pour qu’il soit réellement celui d’une femme. Et bien non. Comme nous sommes l’égal de l’homme, nous n’avons pas plus qu’eux besoin de masquer une de nos réalités pour être ce que nous sommes. En gardant mes poils, c’est un signal que j’envoie au monde que j’ai pleine possession de mon corps et qu’il reflète ce qui me fait du bien, ce que je suis en tant qu’humaine. Est-ce là un geste féministe? J’ose croire que oui. C’est une revendication d’égalité et d’acceptation de la féminité dans tout ce qu’elle est.

Donc le premier point positif de l’expérience est que oui, je me sens mieux avec moi-même. J’ai l’impression de mieux respecter mon corps puisque je ne le fais plus souffrir en tirant et en rasant les poils qu’il s’acharne à faire pousser pour me protéger et qu’en plus, je m’accepte maintenant mieux dans tout ce que je suis.

Il y a d’autres avantages à garder ces poils? Et bien oui! Et pas qu’un en plus! D’abord, je suis bien contente de ne plus devoir avoir en permanence un rasoir dans la douche… En plus de coûter moins cher, ça fait bien moins de déchets et ça me permet de faire des moments de lavage de mon corps (où je prends soin de moi donc) des réels moments de détentes. J’ai aussi beaucoup moins de problèmes de peaux (principalement en dessous des aisselles), ce qui est une nette amélioration, parce que c’était réellement problématique dans mon cas! Est-ce que je trouve maintenant mon poil beau? Je ne sais pas. Pas vraiment plus ou moins que la peau lisse. Mais je me sens plus entière, ça, c’est certain. Et c’est beaucoup pour moi.

Voilà. J’avais envie de vous partager cette petite histoire parce qu’elle a changé ma vie. De féministe un peu passive, elle m’a fait prendre toute l’ampleur du travail encore à faire et m’a donné envie de faire, dans ma vie, les changements que je souhaite pour toutes les femmes. Et au-delà de cela, cette petite aventure me permet maintenant de réellement mieux vivre avec ce que je suis. Entière. Je crois qu’il est nécessaire pour moi d’en parler maintenant. Pour que vous, femmes de partout et de tout âge, puissiez choisir en toute connaissance de cause, que vous n’ayez pas besoin d’une expérience comme la mienne pour vous ouvrir les yeux. Je sais que le changement n’est pas facile, parce qu’il passe d’abord par une acceptation de soi-même par soi-même. Et je ne nie pas qu’il soit possible, que certaines femmes se sentent mieux sans poils. Nous sommes toutes différentes et je souhaite seulement que l’on ne se sente pas obligé de cacher cette différence au profit de la norme. Je souhaite que l’on réfléchisse à nos choix, que l’on trouve notre chemin. Chacune à notre façon, mais qu’on y réfléchisse. Seule et ensemble à la fois.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite fortement à aller lire les articles suivants. Ils ont été pour moi des sources d’inspiration et de courage.

Un été à poils – Élucubration d’une jeune idiote
Jamais sans mon poil – Antigone XXI
POILS PUBIENS: INDIGNEZ-VOUS (Vidéo) – Solange te parle

Mais d’ici là, j’ai envie de savoir ce qu’il en est pour vous. Vos réflexions? Vos gestes concrets? Vous en faites quoi des poils? Et quelle est votre vision de l’épilation par rapport à la femme?

K.

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23 commentaires sur « Parlons poils! »

  1. Je te rejoins totalement ! Ca fait un moment que je ne me suis plus épilée non plus, parce que ça m’ennuie et que je ne vois pas l’intérêt. Autant pour les jambes, ça va en public, autant pour les aisselles, je bloque. Ce n’est nullement une question de dégoût du poil, mais je crains le regard des autres. Déjà qu’aux yeux du labo je suis une « végétarienne qui ne boit pas d’alcool » (j’ai tous les vices ! 😉 ) mais si en plus on me rajoute l’étiquette de féministe… pfff ! Chacune est libre de se sentir bien dans sa peau, que ça passe ou non par les poils. Le monde extérieur est tellement plein de codes, d’a priori, de tabous que c’est parfois dur à braver.
    Heureusement, tout comme toi, j’ai un compagnon qui est très compréhensif et qui s’en fiche royalement ^^

    1. Haha! Que de vices, en effet! Je comprends parfaitement pour les aisselles! Comme je le dis, avant d’être un peu « obligé », je ne l’aurais même pas imaginé! Il y a donc eu cette expérience et aussi une de mes coloc que les poils ne gênaient pas du tout et ça m’a aidé à voir qu’une fois la première surprise passée, les gens s’y faisaient! Mais voilà, j’évolue entouré de gens pour qui ça finit presque par être normal, mais je ne sais pas du tout ce que ça sera quand j’aurais, par exemple, à travailler dans une équipe! On verra! Merci pour tes mots, ça fait toujours tant plaisir de te lire!

  2. Ce que je trouve ridicule, c’est les gens qui affirment que le poil est moins « propre »… Lave-toi et tu seras propre! 😉 Et, de plus, je suis pas mal certaine que le poil pubien sert à protéger nos régions intimes, un peu comme les sourcils les yeux.
    Je déteste m’épiler. Mon chum n’est pas content, mais tant pis. Sérieusement, les autres, ils le voient pas ou s’en foutent. MAIS: comme je suis danseuse (orientale, pas nue! Lol), je dois m’épiler avant les contrats… Je n’aime pas avoir à me confirmer à quelque chose pour des clients. Je réfléchis beaucoup là-dessus.
    Merci de m’écouter! 🙂 – Aimée

    1. En effet, ridicule est le bon mot pour décrire cette croyance… Et c’est bien difficile de continuer de le croire après m’être fait dire par ma médecin que je devais arrêter de me raser justement pour permettre à mon corps d’aller mieux et pour aider à minimiser les contacts entre mes aisselles et le reste (et oui, le poils, c’est bien utile!)
      J’espère que le temps te permettra d’en parler avec ton amoureux. Ça n’a pas été super facile ici non-plus au début, mais bien vite, c’est devenue ce qui était normal! Mais ça prend du temps pour déconstruire les idées, même celle de la personne qui nous aime.
      Je comprends pour les contrats! Ça doit être assez difficile à concilier, mais laisse-toi le temps, le but n’est pas de tout rejeté d’un bloc non-plus! 😉
      J’ai été bien contente de te lire et bon cheminement! 🙂
      K.

  3. Et ben dis donc, je trouve ça courageux de ta part, non seulement de t’affirmer clairement en acceptant tes poils au quotidien, mais surtout en osant en parlant ici. Personnellement, même si j’adhère à tes arguments (s’épiler pour être féminine ? La blague !), ce n’est pas quelque chose que je pourrais appliquer moi-même. Mais je le fais pour moi, en toute connaissance de cause, et pas à cause du regard des autres, et c’est ça le principal, non ? 🙂

    1. Une fois que tu l’acceptes au quotidien, ce n’est pas vraiment plus difficile d’en parler ici! 🙂 Ça me permet seulement de parler de choses qui me tiennent à coeur, alors pourquoi pas? Et puis je te confirme, mon article ne se veut pas du tout être un jugement des femmes qui prennent la décision de s’épiler. Je respecte totalement cela. Simplement, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la question, j’ai été un peu fâchée de ne pas m’être informé avant, d’enlever mes poils sans savoir vraiment pourquoi! Alors l’article se veut plutôt une invitation à choisir en toute connaissance de cause! Et puis, une décision, ce n’est jamais coulée dans le béton! Chacune prend des directions différentes, quand ça lui plaît et ça s’applique pour le poil aussi! 🙂
      Merci pour ton commentaire!!
      K.

      1. Oui, c’est ça que j’ai aimé dans ton article : au lieu de dire « il faut s’épiler » ou « non, il faut pas », tu nous rappelle qu’avant toute chose, on peut simplement se demander pourquoi on veut s’épiler, ou pas. Alors merci !

  4. Excellente idée de parler de poils, merci pour cet article, vraiment !

    Comme toi, j’ai commencé à m’épiler (enfin, à me raser) à l’adolescence, sans me poser de questions, juste parce que j’avais toujours intégré qu’une femme, ça doit se raser, et que les poils, c’est pas beau. Alors, jambes et aisselles, plusieurs fois par semaine l’été, et régulièrement quand même en hiver.
    J’ai tenté le pubis un été, mais j’ai détesté ça. Je me sentais comme une petite fille, c’était en contradiction avec la femme que je devenais. Du coup, c’est le premier endroit que j’ai laissé tranquille.
    Après, j’ai arrêté de me raser en hiver, parce que je me rendais bien compte que ça ne servait à rien d’autre qu’à me faire chier. Et puis, comme ça me faisait chier aussi en été, j’ai arrêté l’année dernière. C’est là que je me suis rendue compte qu’en fait, mes poils, je les aime bien. Enfin, surtout ceux des aisselles. Eux, je ne veux plus y toucher. Sur les jambes, j’n’aime pas quand ils sont trop longs. Et puis, les jambes lisses, je trouve ça magnifique. Alors de temps en temps, j’y passe un coup de rasoir, quand je suis vraiment motivée.

    C’est cool, d’en parler. Ca permet de se rendre compte de ce qui motive nos choix ! 🙂

    1. Je trouve drôle de voir que l’on commence toutes à peu près de la même façon: encore trop jeune pour vraiment se poser les questions! Comme quoi, c’est des habitudes qui se prennent tôt, une image de la femme que l’on a dés que l’on est toute petite! Mais tes mots font plaisir à lire parce qu’il montre qu’il est possible de se poser les questions. Je trouve vraiment intéressant de voir que tu peux même trouver des réponses différentes pour chaque partie de ton corps! 🙂

      Tu as bien raison, ça fait du bien d’en parler, de voir que c’est une question que l’on est pas la seule à se poser. Savoir que nos mots trouvent échos chez d’autres.
      À bientôt! 🙂

      1. Trop jeune pour se poser des questions, et puis, à l’adolescence, il y a aussi cet immense besoin d’être comme les autres, de ne pas sortir du lot. Les ados sont cruels envers ceux qui sont différents, et ils en sont conscients :/

  5. Coucou,
    Je découvre ton blog grâce à Jul(i)e qui t’a nominée pour les Liebster awards et j’aime beaucoup !
    Les poils, grande histoire. J’avoue que sous les aisselles je préfère ne pas en avoir (surement en grande partie à cause du formatage que toute fille occidentale subit un jour ou l’autre). Les jambes j’avoue que je les préfère sans poils en été avec mes jupettes mais il m’est déjà arrivée de sortir avec sans vraiment m’en soucier. Quand aux zones plus perso je crois qu’un bon entretien vaut mieux qu’un complet rasage, déjà je trouve que ça va à l’encontre de l’idée d’une femme pubère et surtout c’est la porte ouverte à tout type d’infections et inflammations (comme tu l’as vécu pour tes aisselles quoi !).
    En fait le mieux c’est de s’écouter soi et de savoir ce qui nous convient le mieux, une fois qu’on est à l’aise avec son corps, on l’est aussi avec les autres.
    Au plaisir de te lire ! Et bon courage dans ton chemin vers le végétalisme 🙂

    1. Oh! Merci Gwenaëlle pour ce joli témoignage! Je suis toujours contente de lire des nouvelles voix ici et sur un sujet comme ça, les échanges sont des plus appréciés! Je peux te dire que pour les jambes, puisque je n’ai pas été « forcée » comme pour les aisselles, ça m’a pris plus de temps avant de porter tout ce que je voulais… Parce que c’est vrai que certains vêtements ne sont pas du tout associés à des jambes avec du poil, alors il faut déconstruire notre vision pour arriver à encore se trouver belle dans ces vêtements!
      J’espère qu’on se recroisera! Je vais aller faire un petit tour sur ton blogue 😉
      K.

  6. Très bon article, j’aime beaucoup voir de plus en plus de femmes parler poils ainsi, cela va avec mes propres réflexions. Car je réfléchis pas mal à tout ça, au pourquoi je m’épile, si j’en ai réellement envie, etc. Je n’aime pas spécialement m’épiler, ça me fait mal (même si les aisselles ça commence à passer), ça me fait des poils incarnés (qui empirent souvent), des rougeurs, des boutons… Ca coûte cher en plus, et les méthodes que j’utilise produisent beaucoup de déchets, hors je suis en train d’engagée une démarche pour les diminuer.
    Alors que faire ?
    J’aimerais simplement arrêter, arriver à les aimer, ou du moins à ne pas me sentir moins femme ou autre. J’aimerais arrêter de m’imaginer que les gens vont être désagréables, mal me regarder et autre.
    Pour les jambes, j’ai vraiment du mal en fait, surtout quand je sors jambes nues. C’est un chemin mental à faire je suppose…
    Merci en tout cas d’en parler.

    1. C’est si gentil de laisser un mot! 🙂
      Je suis aussi ravie qu’on en parle, j’ai été bien heureuse de voir l’article d’Échos verts sur le sujet! Dans plusieurs commentaires, tu peux voir que plusieurs femmes arrêtent d’épiler certaines parties de leur corps et continuent pour d’autres… Je crois que ça peut être une très bonne façon de commencer à accepter ses poils… Et ensuite, si on s’habitue, on peut penser à pousser l’expérience encore un peu plus loin!
      Au plaisir!
      K.

  7. J’arrive ici grâce à l’article d’Echos Verts et je ne comprends pas comment je ne suis pas tombée sur ton blog avant ! Végétarienne sur la voie du végétalisme, j’ai lu des tas de blogs sur le sujet ces derniers mois. Le zéro déchet c’est quelque chose qui me tente beaucoup aussi mais difficile à mettre en place pour le moment. Mais venons en au sujet principal de l’article, l’épilation. J’aime lire ces témoignages de femmes libérées de cette contrainte. J’admire ce courage, vraiment. J’aimerai être capable d’en faire autant, parce que franchement je déteste m’épiler,d’ailleurs je ne m’épile plus ça me fait bien trop de poils incarnés. Mais je me rase, c’est pas la meilleure solution mais difficile pour moi de rester plus d’une semaine sans passer un coup de rasoir sur les jambes et les aisselles. Et pourtant mon amoureux est très tolérant par rapport à ça, on en a déjà discuté, mais rien à faire c’est dans ma tête. Alors je vais commencer par trouver une alternative à mon dernier rasoir en plastique jetable et un jour peut être que moi aussi j’aurais le courage de laisser pousser ces poils et d’arrêter de craindre le regard des autres.

    1. Et bien je suis super contente que ton chemin ait croisé mon blogue! 🙂 Et ça m’a permis de passer un beau petit moment à regarder des photos du Japon sur le tien!!
      Merci beaucoup pour ce témoignage… de poils!! Si ton amoureux est tolérant, c’est déjà fantastique! Ça pourrais te permettre de te faire à l’idée peu à peu… Pour les aisselles, j’y suis allé d’un coup, mais, même si je ne le spécifie pas dans l’article, je peux te dire que pour les jambes, je me suis réépiler quelques fois en attendant qu’ils soient complètement repoussé… Et j’apprenais à l’apprivoiser en acceptant aussi quand je n’étais plus capable de le voir! 😉 Peu à peu, j’ai arrêté de le remarquer et puis voilà où j’en suis! Mais je crois vraiment qu’il est mieux de prendre son temps que d’y aller trop d’un coup!
      Ça me fera plaisir d’avoir des nouvelles si jamais tu tente l’aventure!
      On se recroise 😉
      K.

  8. Mon commentaire arrive bien tard sur cet article mais quel article ! J’ai arrêté de m’épiler il y a maintenant 4 mois. Je me libère et je trouve ça très agréable ( j’adore aussi sous les aisselles, c’est devenu tout doux). Mais j’ai encore très peur des regards, notamment à la salle de sports… C’est la raison pour laquelle j’hésite à revenir sur ma décision. Mais lire ce genre d’articles fait un bien fou pour se rassurer et voir qu’on est pas les seuls à trouver outrageux le mal que doit s’infliger la femme pour rentrer dans la norme !
    Merci encore 🙂

    1. Oh! Quelle belle surprise que tes mots chez moi ce matin. C’est toujours un plaisir de voir qu’un article peut faire écho, pas seulement quelques jours après l’avoir écrits, mais qu’il y a toujours des gens à qui il fait du bien.

      C’est déjà beaucoup que tu arrives à apprécier toi-même la chose, le reste, l’assumer pleinement devant les autres, c’est une autre paires de manches! Je te dirais que même après presque deux ans, j’ai encore des réflexes de me cacher, de ne pas être à l’aise.. Comme si les mauvais plis que j’avais pris au début, lorsque ça m’intimidait vraiment, restaient et que je n’arrivais pas vraiment à faire avec. Mais c’est une chose dont je me rends compte seulement depuis peu, alors je me remets à travailler là-dessus, parce que vraiment, je frémis juste à penser à me remettre à l’épilation!

      Merci encore pour ton passage (et tes mots!) Je crois que j’avais besoin de ce petit signe de partage d’expérience! 🙂

      À bientôt!
      K.

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