Le réconfort d’une grand-maman…

Je n’ai jamais compris l’amour du cinéma. Jamais vraiment du moins.

J’ai toujours adoré lire, dévorer les lignes m’enivrer des mots. Même chose avec la musique. Ça avait le pouvoir de me faire pleurer, rire, vivre…

Mais le cinéma, même si je savais apprécier écouter un film, n’avait jamais eu d’effet tel chez moi. C’était toujours le reflet un peu délavé de ce qu’autre chose pouvait me faire. On me disait qu’un jour, je comprendrais; je me disais que ce n’était simplement pas un art fait pour moi.

Et bien je me trompais.

Cette fin de semaine, il pleuvait et je passais la fin de semaine toute seule dans ma petite maison de campagne avec mon charmant lapin Hélène-Boule. La fin de semaine s’annonçait douce, le moment parfait pour me remettre de ces difficiles journées aux potagers qui sont maintenant peuplées de petites mouches noires qui rendent le travail un peu plus difficile. Journées de travail difficiles, certes, mais tellement douces pour le coeur et l’esprit et qui font si bien dormir.

En route vers chez moi, je me suis arrêtée pour louer un film. Comme je vis en ville pendant l’année scolaire et que je fréquente beaucoup les théâtres et les petites salles de spectacle, je suis un peu en manque de culture. Je me suis dit qu’un film, même si j’avais peu d’espoir qu’il remplace ces soirées, me ferait du bien. Je me suis promenée dans les rayons. J’ai hésité. J’ai choisi. Reposé. Rechoisi. Fini par me dire que ce serait celui-là: La vie d’Adèle.

C’est ainsi que j’ai compris. Compris la grandeur de ce que pouvait être le cinéma. Compris la puissance des images, l’intensité qu’elles pouvaient atteindre.

Ce film, je ne l’ai pas simplement aimé. Il m’a transpercée, fait pleurer d’une façon que je ne croyais pas être capable de pleurer, avec une sincérité, une émotion incontrôlable.  Ce film-là, je l’ai repassé dans ma tête pendant des heures, il m’a empêchée de dormir, donner espoir. Ce film-là, je ne peux pas vraiment dire pourquoi, il est un portrait, une image, qui transcende les âges et donnent envie d’embrasser la vie. Tout ce qu’elle est. Je vous laisse le voir. Vous devez le voir.

Lorsque je croise la route d’une oeuvre comme celle-là, ça me prend toujours quelques jours à me remettre. J’ai besoin de réconfort, besoin de quelque chose qui me fait sentir en sécurité, au chaud. Bien. Pour ça, un gâteau à toujours eu la belle part, un gâteau qui goûte la cuisine de ma grand-maman et que j’aime manger, recroquevillé en boule dans mon lit.

Le problème: c’est un gâteau plein de lait et d’œufs. J’ai fait plusieurs tentatives pour en faire un végétal, mais elles n’avaient jamais été concluantes: trop mou, pas bien cuit… J’ai tout vu avec ce gâteau! Puis, j’avais un peu fait mon deuil, me disant que ça serait seulement un souvenir d’enfant. Mais là, c’était plus fort que moi. J’avais besoin de ce gâteau, besoin d’essayer une nouvelle fois.

Vous vous en doutez bien, si je vous écris tout ça, c’est que ça a fonctionné! Il a même doré en faisant une petite croûte sucrée comme je les aime tant! Je vous avertis par contre, c’est un gâteau assez sucré, mais là, vraiment, si je veux qu’il goûte pareil, je dois mettre cette quantité de sucre, mais vous pouvez très bien réduire la quantité si vous avez envie de quelque chose de pas trop, trop sucré!

Voici donc…

Le gâteau aux graines de pavots de grand-maman you-you

Ça vous prend…

  • 1 t de lait végétal + 20 ml de vinaigre de cidre (en remplacement des oeufs de la recette originale!)
  • 3/4 de tasse d’huile végétale
  • 1½ de sucre de canne blond
  • 2 tasses de farine de blé (celle que vous voulez, blanche ou intégrale ou alors, comme je le préfère: un mélange des deux)
  • 2 c. à thé de poudre à pâte
  • 1/2 tasses de lait végétal
  • 1 c. à thé d’extrait de vanille liquide
  • 1/3 de tasse de graines de pavot

Avec ça, il suffit de…

  1. Préchauffer le four à 350°F.
  2. Dans un grand bol, mélanger le mélange de lait végétal et de vinaigre de cidre avec l’huile et le sucre de canne.
  3. Dans un autre bol, mélanger la farine, et la poudre à pâte. Ajouter au premier mélange.
  4. Ajouter le lait végétal et la vanille. Mélanger.
  5. C’est le tour des graines de pavot!
  6. Après 25-30 minutes au four, c’est prêt!!

Voilà, c’est bon à l’infini! J’aime bien le manger en le noyant dans le lait végétal, si jamais ça vous dit d’essayer!

gâteau aux graines de pavot

Et puis, si ce n’est pas assez pour vous réconforter, je vous conseille d’aller faire un petit tour sur le blogue de Cél, Une petite pincée de sel. Je vous promets, la lecture de quelques-uns de ces articles et vous aurez le sourire aux lèvres, le coeur léger. Chaque billet et un petit bonbon, à savourer lentement, mais jusqu’au bout. Et si vous avez la bonne envie d’écouter mes conseils, vous tomberez très certainement sur une recette de grissinis divins que vous devez absolument mettre sur votre table. Voici les miens…

grissinis

Et puis et puis, si jamais ça vous dit de me rejoindre sur Facebook, c’est par ici: https://www.facebook.com/unkolibri. Comme j’ai un peu de difficulté à trouver le temps de publier des articles complets ici, je compte bien partager quelques petits trucs là ces prochains mois!

Alors, même l’été, ça vous arrive d’avoir besoin de réconfort? 😉

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13 commentaires sur « Le réconfort d’une grand-maman… »

  1. Oh comme je suis contente que tu aies choisi ce film là et qu’il t’ait fait cet effet là! C’est un film bouleversant. Je me suis sentie idiote quand j’ai rencontré des gens qui se sont ennuyés en le regardant. Je n’ai pas compris, et je ne comprends toujours pas, qu’on ne s’émeuve pas d’une histoire aussi universellement belle et triste.
    En tout cas c’est drôle parce que j’y ai repensé très récemment. Je le reverrais bien, pas tout de suite parce qu’il y a beaucoup d’échos dedans et que ce serait trop dur, mais peut-être dans quelques semaines. En tout cas, je testerai ta recette pour manger avec ça c’est certain!
    Je trouve ça super que tu aies persévéré pour retrouver le même goût version végétalienne.
    Bonne semaine 🙂

    1. Oh! Un enthousiasme partagée, j’aime ça! 🙂
      Je dois avouer que je n’ai pas vraiment pu en parler avec quiconque ici… Comme je suis au Québec, c’est un film qui est un peu resté à part, tristement.
      C’est un film qui bouleverse de la première à la dernière seconde, c’est vrai. Mais c’est aussi un film qui aide à comprendre. Prends ton temps, mais n’hésite pas en effet à t’y replonger dans quelques semaines. Il pourra même te faire du bien, j’en suis certaine.
      Et avec ce gâteau aux graines de pavot, c’est encore plus certains que tu y retrouveras, au final, un certain réconfort! 😉
      À bientôt,
      Kolibri

    1. Oh! Je suis heureuse que mes mots aient pu te rejoindre ainsi. Et oui, lance-toi, vois ce film. En plus, il aide à replonger dans bien des souvenirs, des émotions, des moments…

  2. Ah, la vie d’Adèle… Brûlant, c’est le mot. Adèle est un personnage incroyablement fort, peut-être le plus fort que j’ai vu au cinéma, qui ne nous laisse pas indemnes

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