Plantes maritimes du Saint-Laurent

Ça y est! L’été est bel et bien là, même si le temps est encore frais ici, le vent fort et le soleil sauvage!

L’été arrive juste à temps pour que je puisse vous parler des plantes de bords de mer juste avant la fin de l’écho-défi « Découvrir les plantes et leurs bienfaits » du blog Échos verts 🙂

Elles sont enfin là, belles et charmeuses, à se déployer sur les plages du Saint-Laurent. Et elles gouttent bon! Pas toutes, mais quand on sait en reconnaître quelques-unes, c’est un véritable festin. Pour vous situer un peu, j’habite dans un petit village sur le bord du fleuve Saint-Laurent le fleuve traversant le Québec pour se rendre jusqu’aux Grands Lacs, en Ontario. J’habite là où l’eau commence à être salée, mais ne l’est pas encore tout à fait comme l’océan. Un endroit unique où des plantes particulières poussent.

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J’ai envie de vous en présentez deux, la gesse de mer et l’arroche hastée, plus communément appelées pois de mer et épinards de mer!

** La cueillette sauvage doit se faire avec grand respect des plantes! Il faut en cueillir que quelques feuilles/pousses de grosses tales, particulièrement les plantes maritimes qui agissent pour retenir le sable sur les berges et préviennent ainsi l’érosion**

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Arroche hastée – Épinard de mer

L’arroche hastée ressemble au chou gras. Les jeunes poussent, que l’on peut cueillir en ce moment, sont absolument délicieuses en salades. Elles ont un goût d’épinards… mais qui ont poussés dans l’eau salée! La plante est donc naturellement salée! C’est ce qui fait tout son charme, elle est elle-même assaisonnée, apporte avec elle un goût tout à fait unique de mer!

Les feuilles de la plantes sont comestibles tout au long de l’été, mais elles deviennent plus coriaces, il est donc mieux de les faire cuire, comme des gros épinards.

On peut aussi utiliser les graines, même si c’est beaucoup moins courant de le faire, graines qui ont des propriétés laxatives.

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Gesse maritime – Pois de mer

De la famille des gesses, les pois de mer se reconnaissent par leur ressemblance étonnante aux pois cultivés. Ils font de magnifiques fleurs roses/mauves au printemps et produisent ensuite des cosses aux pois coriaces.

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Ce ne sont pas les pois qui sont comestibles dans cette plante, bien qu’ils ne soient pas toxiques, mais les pousses encore repliées sur elles-mêmes. Bien qu’elles soient plus tendres au début du printemps, je préfère les récolter à ce temps-ci de l’année, alors que les plants ont bien poussés, pour ne pas nuire à leur croissance. En cueillant trop tôt les pousses, les plants ne peuvent plus pousser puisque l’on récolte toute la tête, ce que l’on veut éviter. C’est une plante qu’il faut vraiment cueillir avec modération. J’aime aussi la cueillir avec les yeux, c’est une véritable beauté! 🙂

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Voilà, ce ne sont que deux des dizaines de plantes que l’on peut retrouver le long du Saint-Laurent, les deux dont j’avais envie de vous parler aujourd’hui! Et si jamais vous passez dans le coin et que vous avez envie de goûter des délices marins, je vous laisse le nom de deux cueilleurs sauvages, l’une près de chez moi, dans le Kamouraska, et l’autre, plus près de mon village d’origine, en Gaspésie.

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  • Les jardins de la mer offre une vaste gamme de produits de la mer, surtout les plantes de battures. On y trouve aussi d’autres plantes de cueillette sauvage: ortie, thé des bois, thé du labrador, jus d’églantier! Et la boutique, tout près de la mer, vaut le détour! (90 route 132, St-Germain de Kamouraska, Québec, G0L 3G0, Canada)
  • Varech phare est se concentre plutôt sur la cueillette d’algues marines. Situé en varech maritimeGaspésie, dans une eau plus salée qu’au Kamouraska, à la limite de l’océan, des produits au goût bien marin! Ils n’ont pas de boutique, mais leurs produits sont en vente à plusieurs endroits, dont aux jardins de la mer! C’est dire si cet endroit vaut le détour! 😉

 

Et vous, vous en connaissez des spécialistes des plantes d’eau salée?

Plein d’amour,

K.

Mini-jardin: les Germinations

J’avais envie de vous parler de plantes d’intérieur. Parce que je le sais, on n’a pas toujours accès à l’extérieur, à mille plantes différentes, toutes à sentir, rencontrer, cueillir, respecter. La moitié de l’année, j’ai cette chance, l’autre moitié, je vis dans un appartement montréalais et l’accès au végétal est pas mal moins évident.

J’ai fait un peu le tour des plantes que j’aime bien avoir à l’intérieur: cactus, plantes grasses, aloès… pour finalement en venir à la conclusion que mes plantes préférées de toutes, mes verdures d’intérieur adorées, celles qui me donnent l’impression d’avoir du vert partout, de m’occuper d’un petit jardin 365 jours par années, ce sont les germinations. 

Elles poussent sur le bord d’un comptoir, dans l’ombre, la lumière, les sous-sol, les petits appartement aussi bien que les grands… Alors aucune excuse pour ne pas se lancer!

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Qu’est-ce que c’est?

Ce sont de petites graines de toutes sortes, que l’on fait germer dans un environnement humide. Après 2 à 8 jours environ, selon les graines utilisées, on obtient une belle verdure super nutritive qui a poussé… dans votre cuisine! Ensuite, on mange les petites pousses que l’on obtient. Si vous trouvez quelque chose de plus efficace-bio-végé-zérodéchet, vous me le direz! Pour ma part, c’est vraiment mon aliment chou-chou. J’adore avoir accès à cette verdure toute l’année. Et promis, ça ne prend que quelque minutes par jours, quelque minutes qui font du bien et donne l’impression de s’occuper de petits végétaux… comme au jardin!

Pourquoi manger des germinations?

En faisant tremper, puis germer les grains, des transformations s’opèrent, qui rendent les grains plus digestes et nutritifs. Le contact avec l’eau active les graines, les fait sortir de leur dormance. Elles transforment alors les éléments non digestes pour l’humain en éléments assimilables et bénéfiques. C’est pour cela qu’il est bon de faire tremper les légumineuses avant de les manger, entre autres. Sans cela, les grains nuisent à la digestion et peuvent causer des problèmes digestifs que nous avons probablement tous et toutes expérimenter!

Les germinations regorgent de vitamines (qui varient selon les sortes de germinations). Le trempage et la germination multiplient la teneur en vitamines des graines sèches. Pour vous dire, il y a, selon les germinations et les vitamines, jusqu’à 600% plus de vitamines dans la graine germée que dans la graine sèche.

La germination augmente aussi de beaucoup la teneur en protéine de la graine mangée,  comme quoi!

Les germinations sont aussi riches en enzymes. Les enzymes sont détruites avec la cuisson, alors, même si elles sont présentent dans plusieurs végétaux, elles ne sont pas toujours consommées en grande quantité. Manger des germinations (qui sont, le plus souvent, meilleures crues) augmente grandement l’apport en enzymes.

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Salade de printemps… germinations, trèfles et pissenlits.

Où trouver des graines à germer?

Elles s’achètent dans tous les magasins d’aliments naturels/bios. Vous les trouverez le plus souvent en sacs, malheureusement, mais elles se trouvent aussi en vrac dans certains magasins de vrac. Demandez-les! 😉 Et si jamais vous avez la chance d’avoir une cellule d’achat groupé NousRire près de chez vous, ils offrent la luzerne et un mélange de grains à germer. Ce sont ceux que j’utilise (donc ceux que vous pouvez voir sur les photos!). Et puis, si jamais vous n’avez vraiment accès qu’à des graines en sac, je vous suggère tout de même de vous lancer. Elles se multiplient tellement et sont une source on ne peut plus locale de nourriture une fois qu’elle se trouve dans votre cuisine que, selon moi, elles valent le sac de plastique! Mais après, c’est à vous de juger! 🙂 Et préférez des grains biologiques! Conservez ensuite vos graines dans un endroit frais et sec et elles devraient germer longtemps!

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Quoi faire pousser?

Après plusieurs expériences, je reviens vraiment pas mal tout le temps à la luzerne. C’est pour moi la plus accessible au goût et la plus versatile. J’en mets partout et ne m’en tanne jamais! Mais vous pouvez faire germer plein de choses et les expériences sont assez excitantes, alors expérimentez! 🙂

Dans les biscuits, pains et pâtisserie, j’aime beaucoup les germinations de seigle ou d’épeautre (suivre les mêmes indications que pour le seigle). Elles donnent un croquant juste Miam!

Je vous mets ici un petit tableau des temps de germination et de trempage pour plusieurs grains, vous pourrez voir ce qui vous intéresse!

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Graines germées: Mode d’emploi

Trempage
Il d’abord très important de faire tremper vos grains pour activer la germination. (voir le tableau ci-haut pour le temps nécessaire)

Germination
Une fois que vos graines ont bien trempé, vous pouvez les mettre dans un germoir, où, la solution pratico-économique que je vous propose: dans un pot Mason, avec un petit tissu filet et un élastique ou une corde. L’important, c’est que l’eau puisse s’écouler du bocal pour ne pas que l’eau stagne. Rincez ensuite vos graines deux fois par jour, matin et soir, et le tour est joué! Vous les verrez pousser, puis elles seront prêtes à manger. Cela prend habituellement de 2 à 8 jours, dépendant les graines et la température de votre maison. Rincez-les une dernière fois, puis conservez-les au réfrigérateur, le temps de les consommer.

** Note: vous verrez, sur les photos, que nous nous sommes amusés à concevoir un petit support à pot Mason avec des restants de bois et du bois de plage. Les pots mason se déposent aussi très bien simplement dans un petit bol qui recueille l’eau. Certain.es utilisent aussi un sèche-vaisselle… À vous de voir! **

_DSC0666Germinations… mes verdures zéro déchet favorites

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Bon appétit! 🙂

Qu’est-ce qui germent chez vous?

On se retrouve bientôt.

En attendant, si vous avez envie de faire connaissance avec une voix qui me plaît beaucoup, d’écouter une chanson du Québec et de voir quelques images du village où j’ai grandi (les premières images ont été filmées dans une rue que je connais bien!), rendez-vous par ici: Fulton Road//Bernard Adamus (reprise) – David Chamberland.

Plein d’amour germé,

K. xxxx


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Minute herbo: le thym

hipsterlogogenerator_1493513389642La fin de session m’a happé. Pas mal plus que je ne l’aurais cru. Elle a été là, pleine et prenante. J’aime ces moments, mais j’aime aussi lorsqu’ils tirent à leur fin, comme maintenant. Je peux reprendre doucement mes autres activités. Tricoter, cuisiner, marcher beaucoup trop longtemps, lire. Partir de Montréal. Rejoindre Kamouraska. Petit coin de paradis où ce n’est pas encore tout à fait le printemps. (Je vous promets, c’est la vérité, il y a encore de la neige sur le sol, j’en vois par la fenêtre) Et revenir écrire ici.

J’avais prévu vous parler de toute autre chose pour cette série d’articles sur les plantes dans le cadre de l’Écho-défi découvrir les plantes et leurs bienfaits, mais j’ai beaucoup trop envie de vous parler de ma plante alliée du dernier mois: le thym! (Thymus vulgaris L.)

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Le thym, on le connaît surtout comme aromate, mais il est aussi excellent en tisane.

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Le thym, on le connaît surtout comme aromate, mais il est aussi excellent en tisane.

  • 1/2 à 1 c. à thé de thym, séché ou frais
  • 250 ml d’eau bouillante

Laissez reposer de 5 à 10 minutes, avec quelque chose pour couvrir, de préférence. Et dégustez!
Je conseille de débuter avec seulement 1/2 c. à thé, surtout avec le thym séché. La tisane a un goût plutôt prononcé et il faut souvent quelques tasses pour bien s’y faire! 🙂
Vous pouvez en prendre plusieurs tasses par jour. Durant le dernier mois, j’en buvais de 2 à 4 tasses par jour, question que la tisane agisse bien.

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Vous pouvez facilement cultiver votre thym. Le thym est vivace, même au Québec, alors il vous suffit de vous en procurer un petit plant, et de le planter dans un endroit ensoleillé! Il grandira doucement, d’année en année et vous aurez ainsi une belle réserve de thym.

Vous pouvez utiliser les feuilles et les fleurs!

Sinon, le thym est très facile à trouver en magasin, puisqu’il est un aromate. Vous pouvez donc en acheter un peu partout. Il est préférable de le choisir bio, bien sûr. Et en vous rendant dans une herboristerie, il vous sera sûrement possible de choisir votre variété de thym et de recevoir des conseils plus pointus! 🙂

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Le thym est, le plus souvent, utilisé pour le système respiratoire. Il est expectorant, c’est-à-dire qu’il aide à expulser le mucus de la trachée. Il est donc recommandé en cas de rhumes, de toux, de bronchites, etc.

Le thym est aussi antiseptique, donc il aide à l’élimination des bactéries indésirables. En ce sens, il agit bien en prévention autant qu’en traitement.

Il est aussi béchique, c’est-à-dire qu’il combat et soulage la toux.

Vous me direz que le temps des rhumes est un peu fini, peut-être! 😉 Ici, pas tout à fait, mais le thym ne devient pas désuet après l’hiver! Ses propriétés sont aussi très appréciées durant le rhume des foins, contre les allergies, alors si le pollen fait des siennes dans votre nez, installez-vous confortablement avec votre petite tisane de thym! 😉

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Le thym agit aussi magnifiquement sur la digestion. Cette tisane est carminative, elle soulage les gaz et les ballonnements. Cette plante est aussi antispasmodique, alors elle soulage les crampes lors de digestions difficiles.

Le thym peut aussi stimuler l’appétit, lorsqu’il manque, en tisane, mais aussi simplement en l’intégrant comme aromate dans vos plats. Je l’adore avec des betteraves au four! Et vous?

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Mais si j’avais envie de vous parler du thym aujourd’hui, c’est surtout pour son effet sur la concentration. Le thym rend plus vif, il aide à rester alerte. Je ne bois pas de café et très peu de thé. Je ne supporte pas bien les excitants qu’ils contiennent. Cette fin de session m’a mise à rude épreuve, alors je me suis dit que ce serait l’occasion de prendre du thym régulièrement et de voir s’il y aurait un effet, si je pourrais le sentir. Et bien, après quelques jours, je ressentais beaucoup moins de somnolence, j’arrivais à me concentrer plus facilement. C’était un peu comme s’il y avait beaucoup moins de brume sur mon cerveau.

Bien sûr, le thym ne fera pas tout. J’ai aussi bien dormi, tenté de prendre le temps de manger, prendre des pauses, faire un peu de sport. Les tisanes de thym sont venues se joindre tout naturellement à cela. Je vis donc un post moment intense de fin de session beaucoup plus douce maintenant. Je n’ai pas le choc habituel de super grosse fatigue qui suit une période intense, où je dois dormir mille heures. Et ça fait du bien.

C’est un effet méconnu du thym, mais il m’a tellement semblé aidant dans le dernier mois que j’avais envie de vous le partager, de vous inviter à l’intégrer à vos moments intenses (mais aussi à vos rhumes, grippes et moments d’allergies!) et de vous offrir de me partager vos expériences, pour voir! 🙂

Voilà pour ce petit tour d’horizon à saveur de thym! Lancez-vous dans la tisane maintenant! 🙂 Et donnez-moi s’en des nouvelles!

Vous, vous l’utilisez comment le thym?

K.


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Crédits photos: Fleurs et Jardins, Thym bio, Romon Nature

Herboriste

Un petit projet emballant pour les trois prochains mois, une réflexion commune, un espace d’échange auquel il me fait plaisir de participer: un écho défi, pour découvrir les plantes et leurs bienfaits! Vous retrouverez tous les détails dans cet article d’introduction, sur le blog de Natasha, Échos verts, mais vite, vite, c’est trois mois pour apprendre et se questionner sur les plantes, leurs usages, leurs places dans notre vie… et tout ce qui pourra vous venir à l’esprit! Pour ne rien manquer, inscrivez-vous ici:

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Au cours des trois prochains mois, je vais tenter de briser la glace (de mon côté) et de partager avec vous mes découvertes et émerveillements en herboristerie. Mais avant tout ça, aujourd’hui, j’ai simplement envie de vous parler de l’herboristerie, parce que je me fais souvent demander ce que c’est! Ça se passera ici, mais aussi un peu sur Facebook et Instagram.

Malheureusement, je n’ai pas de réponse simple. Enfin, oui, peut-être. L’herboristerie est d’abord l’amour des plantes. Et l’amour des humains. En mélangeant un peu le tout, ça donne un peu de l’herboristerie.

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Mais plus concrètement, voici quelques petites nuances d’herboristerie:

  • Herboriste familiale: C’est l’herboriste de tous les jours, l’herboriste-maman,  l’herboriste-papa, cousin, petite soeur,  l’herboriste-jardinier dans son coeur. C’est un peu vous, si vous êtes en train de lire ces mots sans avoir envie d’en faire le coeur de votre vie, mais tout de même, de parsemer d’herboristerie, un peu, votre quotidien.
  • Herboriste traditionnelle: les herboristes traditionnelles ont des connaissances et un goût particulier pour la culture et la transformation des plantes médicinales. Bien que cette connaissance ce conjugue aussi le plus souvent avec une grande connaissance des vertus de ces plantes, les herboristes traditionnelles choisissent de passer du temps à cultiver, cueillir et transformer. Ces connaissances sont aussi souvent jumelées avec un intérêt marqué pour l’aspect traditionnel et ancestral de cette pratique. Vous le devinerez, c’est l’herboristerie à laquelle j’aspire, celle qui guide en ce moment mon chemin de vie.
  • Herboriste thérapeute: être herboriste thérapeute, c’est avoir envie de rencontrer les gens, de les suivre dans leur vie, des petits ou des longs bouts. C’est connaître les plantes sur le bout de ces doigts et savoir partager cette connaissance, repérer ce qui fera du bien à la personne qui vient demander conseil. Les herboristes thérapeutes sont aussi, souvent, naturopathes, mais certain.es préfèrent se concentrer vraiment sur les plantes dans leurs conseils. Certain.es cultivent aussi leurs propres plantes, mais certain.es font aussi seulement de la consultation.

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Des plantes médicinales dans le gazon, vous les reconnaissez? 

Comment devenir herboriste?

L’herboristerie est un métier non conventionnel, vous l’aurez deviné. D’abord, c’est plein de possibilités, mais plein de flou à la fois, alors à vous de trouver votre chemin, si c’est une voie qui vous intéresse. Mais sachez-le, peut importe la façon dont vous vous adonnerez à l’étude des plantes, cela demande beaucoup de temps: il existe tellement de plantes, tellement de choses à connaître! Il est impossible de se dire un jour que l’on connaît tout des plantes et c’est une chose qui me fait bien plaisir!

Il existe en ce moment, une belle offre de formations en herboristerie. Pour ceux qui se demandent, je suis en ce moment des cours à distance, au Québec, avec l’Herbothèque. J’ai hésité à suivre les cours à distance, mais finalement, l’accompagnement est génial, les cahiers très bien faits et je trouve l’échange humain, nécessaire pour moi, plutôt en visitant des jardins, en parlant avec des jardinières et des jardiniers… Et cette formule me permet de faire mes études littéraires en même temps, donc de ne pas avoir attendu pour me lancer dans l’herboristerie, ce que je ne regrette vraiment pas!

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Mais n’ayez pas peur, si vous trouvez les cours chers, si vous vous dites que vous n’avez pas le temps! Il est possible d’apprendre différemment, l’écho-défi proposé par Natasha ce mois-ci est un excellent exemple! Lisez, allez marcher dans les bois, dans les champs, écrivez à des jardins pour aller y faire des micros-stages (ou des plus longs!), jardinez, sur votre balcon, sur un acre ou en pot à l’intérieur de chez vous! Apprenez à aimer les adventices (le nom que l’on donne aux « mauvaises herbes » quand on se met à les aimer!) Tout est possible et, surtout, toutes les raisons sont bonnes pour faire entrer un peu d’herboristerie dans votre vie!

J’espère que les 3 prochains mois vous en donneront envie… et que l’échange pourra continuer au-delà!

Si vous avez des questions, des idées de sujets végétaux qui vous intéressent, n’hésitez pas, surtout!

Plein d’amour de pousses printanières,

K.

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La mini: du rêve au plan!

Vivre en mini, en premier, ça se rêve.
Pas mal comme n’importe quoi, en fait. Rêver donne à notre tête le temps de s’habituer à une idée et la liberté de tout modifier, comme on veut, quand on veut. L’imagination est pas mal le meilleur outil pour commencer tous vos projets!

MAIS, toujours est-il que le rêve ne se met pas toujours bien sur papier… et que pour qu’il devienne vrai, il doit cesser de vivre que dans l’esprit. Il y a environ un mois, nous avons décidé que le rêve prenait de plus en plus des formes précises et que nous étions prêts à mettre en forme notre projet. Il y avait longtemps que je n’avais pas fait ça, vraiment. M’asseoir à une table, devant une feuille blanche, et y bâtir un monde, qui se peut et que j’ai envie de voir devenir vrai. C’est un moment excitant et vertigineux à la fois. Rêver fait beaucoup moins peur que de faire basculer notre imaginaire dans la réalité. Et pourtant, c’est tellement grisant (et enrichissant!) de le faire!

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Toute cette belle introduction pour vous dire que, même si, aujourd’hui, ce dont je veux réellement vous parler, c’est le pourquoi du comment des premiers pas d’un projet de mini maison, peu importe ce qui vous trotte dans la tête, allez-y! Faite de vous même un passeur de  (vos) rêves dans le réel!

mini.jpgQuestions de mini, du rêve à la liste…

Penser une mini maison!

Alors, quand on pense à une toute nouvelle construction pour vivre et, qu’en plus, celle-ci sera toute petite, il est important de bien la penser. De quoi avons-nous besoin? Qui sommes-nous? Qu’est-ce qui nous rend vraiment heureux, qui embellit notre quotidien? Que voulons-nous autour de nous, tout le temps, partout?

Voici donc, pour vous inspirer, une mini-démo de ce à quoi peuvent ressembler les premiers jets d’une mise en forme d’un rêve… de mini maison! 🙂 Cette étape est cruciale, que vous vouliez la construire vous-même ou la faire construire par des gens plus expérimentés!

17571385_10210201573093820_318859276_o.jpgDe la mini inspiration glanée en voyage…

Les dimensions: Une mini maison, c’est petit, mais il y a tout de même une petite marge de manœuvre dans les dimensions. Par exemple, nous pensons en ce moment la nôtre en 8′ 6″ x 22′, donc 210 p.c. (pour celles et ceux à qui ça ne dit rien, c’est à peu près 20 m2)

Le budget: Pour l’instant, au Québec du moins, les mini maisons sur roues ne peuvent pas être subventionnées par une hypothèque, parce qu’elles ne sont pas considérées comme des maisons… Alors il faut être imaginatifs (et économes!) et bien s’informer pour déterminer notre budget. (On en reparlera, promis! 😉 )

Le délai: Dans combien de temps prévoyez-vous mener votre projet à terme? C’est une étape importante pour prévoir la planification et la construction, mais aussi… votre propre préparation! Car à moins que vous reveniez d’un très long voyage et ne possédiez plus que le contenu de votre sac à dos, il y a des chances que vous soyez dans notre situation ou une semblable, même si, comme nous, vous tendez déjà à posséder peu. Des choses en double, inutilisées (encore!), des électros qui ne rentreront pas dans votre mini! Il faut penser à tout ça, et ça demande du temps 😉

Vos besoins: Finalement, probablement la chose la plus importante, surtout si vous n’êtes pas seuls dans le projet (et la plus agréable à imaginer!) Pour vous donner une petite idée de ce à quoi cela peut ressembler, voici une parcelle de notre liste à nous. Nous avons trouvé utile de procéder par « pièces », parce que bien qu’elles ne soient pas nécessairement séparées, tout doit être là!

La salle à vivre:
* tout le nécessaire pour accueillir un chat, deux humains et, parfois, d’autres humains aussi
* de la place pour des vinyles, parce que, c’est très, très importants pour nous
* de quoi mettre nos choses quand nous rentrons de l’extérieur
* de la place pour manger
* de la place pour faire du yoga
* de quoi s’asseoir, être confortable, lire, écrire, jouer…

La cuisine:
* des grands comptoirs, des deux côtés, pour pouvoir cuisiner facilement à deux
* un four, un petit frigo
* du rangement visibles et invisibles
* etc…

La salle de bain:
* une toilette (au compost!)
* une douche
* un peu de rangement, et de la place pour mettre notre linge

La chambre:
* de la lumière
* un matelas queen
* de quoi placer quelques livres
* etc…

La fameuse toilette au compost qui a finit de nous convaincre sur cette option…

Voilà! Ça vous donne une petite idée, bien que ce ne soit pas tout à fait complet (il faut bien que je me garde quelques secrets! 😉 ) C’est le moment de se poser toute sorte de questions: voulons-nous une machine à laver? avons-nous besoin d’un four complet? et le frigo? et de la place pour recevoir des gens à dormir? à manger?….

Toutes ces questions, pour s’assurer (et se rassurer!), que oui, on peut faire petit et être exigeant. Vivre en mini, ce n’est pour moi pas un compromis, mais une façon de vivre comme on le veut vraiment!

Si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas! 🙂 Et promis, je vous tiens au courant de ce qui arrive dans les prochains mois… parce que la mise en forme, ce n’est que la première étape!!

Et vous, vous avez besoin de quoi, pour vivre?


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ps: en avril, mai et juin, je vais participer à l’Écho-défi d’Échos Verts, 3 mois pour découvrir les plantes et leurs bienfaits. Ce sera l’occasion pour moi de commencer à me mouiller un peu et de vous parler d’herboristerie!
Pour les inscriptions, parce qu’il y aura plein de beaux articles, c’est par ici: inscription à l’Écho-défi 3 mois pour découvrir les plantes et leurs bienfaits
On se retrouve début avril pour s’en parler un peu plus! 🙂

Nouvelles nouvelles!

Bon  début de soirée, en direct de Montréal, du soleil et de la chaleur plein le corps de ces derniers jours qui ont fait du bien!

Aujourd’hui, un article un peu plus long, pour celles et ceux qui me suivent un peu depuis longtemps (mais les nouveaux, vous êtes aussi fuullll bienvenue!). Je sais que le dernier article n’était pas des plus joyeux, il m’a fait du bien à écrire, comme si mettre des mots met un point, ou au moins une virgule, à la tristesse.
Et puis, ce n’est vraiment pas tout, plein de petites choses (et de plus grandes!) excitantes s’en viennent ici et je n’ai pas l’intention de vous tenir loin de tout ça! Vous êtes prêts?

Projet mini maison…

Et oui, si vous êtes ici, c’est qu’il y a un grand projet d’un mini endroit qui sera notre refuge, notre maison! Et bien, sachez que le projet avance! On s’entoure peu à peu des bonnes personnes pour le voir naître et le tout tant à se concrétiser pour l’été 2018… Alors oui, vous lirez pas mal là-dessus dans la prochaine année. Habiter dans une mini-maison, ça se prépare! Je crois que le processus est déjà bien enclenché, mais il me semble rester mille et une petites choses à faire et plusieurs d’entre elles qui pourraient être utiles à tous ceux et celles qui ont envie de vivre en plus petit, même si ce n’est pas dans une tiny house! Et je prends encore du temps pour rêver de cet endroit, odeur de vinyle, petit cocon pour le dodo, plein de lumière, peut-être une fenêtre d’où on voit la Lune, les étoiles… Je vous réserve un article bientôt, bientôt que là-dessus!

En attendant, allez voir, si le cœur vous en dit, la fantastique vidéo d‘Exploring Alternatives, où il présente une autre mini maison de Ma maison logique, cette entreprise kamouraskoise de construction écologique et durable dont je vous reparlerai aussi (j’ai tant de choses à vous dire, hihi!)

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Herboristerie…

Entre les livres et le projet de mini maison, je continue de lire sur les plantes. Malgré l’hiver, malgré la neige partout et le printemps qui n’ait pas tout à fait là encore, je fais vivre l’été à travers les mots et les livres. Et je trépigne d’impatience à l’idée de voir, bientôt, les premières pousses, les premières feuilles de pissenlit. Les épinards de mer, les petits poids. La terre qui dégèle, les pousse de sapin, la préparation de mes petites graines, le basilic en pot, l’aide aux ami.e.s qui ont les jardins, la place pour faire pousser, mais à qui il manque les connaissance. La venue du printemps me donne des papillons dans le ventre et j’ai des frissons en rêvant du moment où je vais poser le dernier point de mon dernier examen, pour prendre la route vers les contrés des têtes de violons, des chanterelles et des bolets.

Bon, vous avez compris, les plantes m’ont suivies à Montréal et prennent de plus en plus de place dans ma vie. Je prévois une petite série exploratoire des plantes au printemps! C’est le moment de me dire s’il y a des plantes qui vous intriguent, que vous avez envie d’apprivoiser! Ce sera un plaisir de vous y aider 🙂

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Et la vie!

Et tout le reste! Les soubresauts, les études, les sourires, les larmes, les mots, le yoga, l’envie de lire, d’écrire, de chanter, de hurler parfois. J’aime vous parler de tout ça aussi, et je n’ai pas l’intention d’arrêter. Aujourd’hui, une toute belle surprise m’attendait, une autre nomination au Liebster Award (gentiment rebatisé Lobster par Audrey et Juliette) du blog Ma vie écolo. Pour finir ce petit article, j’ai eu envie de répondre à leur 11 questions, en mode un peu doux et avec une envie d’échange et de partage.

Plein de douceur sucrée au goût de camomille!
À bientôt,

K. xxxx

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Quelle a été ta première pensée, ce matin ?
Pas vraiment une pensée, plutôt une sensation. Un petit bisous volé par un boulanger partant au travail. Un réveil juste un peu, juste comme il faut, juste parfait pour mieux me rendormir.

Que fais-tu dans la vie ?
Difficile question! Je rêve, beaucoup. C’est probablement mon principal travail. Et à temps perdu, j’étudie la littérature, je deviens herboriste, je tricote, cuisine,  flatte mon chat, apprend à faire du pain, du kombucha, de la choucroute. Et il m’arrive de travailler dans une boulangerie, quand il me reste un peu de temps.

Qu’est-ce qui te rend fier ?
Lorsque j’arrive à profiter, réellement, pleinement, tellement, de la chaleur d’un lever de soleil. 

Qu’est-ce qui te fait vibrer ?
La posture de l’arbre, au yoga.
Mes mains, dans la terre.
Et des mots justes, qui surprennent au détour d’une page.

Quelle destination de vacances te fait rêver ?
Chez moi.
Et le Danemark, et la Norvège, et retourner au Népal. (et peut-être, aussi, l’Argentine)

Quel mangeur es-tu ?
Une mangeuse sucrée. Une mangeuse de couleur, une mangeuse de légumes.
Une mangeuse de vivant, aussi.

Quel dormeur es-tu ?
Une grosse dormeuse qui aime voir le lever du soleil.

De quoi as-tu honte ?
Est-ce que ça se dit vraiment ici? 😉

Si tu étais un animal, tu serais… ?
Un animal doux, peut-être. Et qui mange beaucoup de verdures. Une lapine, sûrement.

Raconte-nous ton rêve le plus bizarre.
Des monstres marins, qui envahissent la terre. Un rêve un peu flou, mais un peu toujours le même.

« Le blog : pour soi ou pour les autres ? »
J’ai une envie de dire pour moi, mais c’est vrai que c’est aussi pour les autres. La meilleure réponse est probablement pour nous. Pour qu’on grandisse, qu’on échange, qu’on fasse un monde un petit peu, beaucoup meilleur.

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Poussières de larmes

Grand-papa.

Il est de ceux qui me connaissent depuis les premières minutes de vie,
22 ans à me sourires, à m’apprendre, à me raconter des histoires.
22 ans de ma vie où il a été là.

Toujours prêt à jouer avec les mots, jouer avec le temps, toujours là pour réfléchir au monde, parler de recyclage du verre, de sa nouvelle découverte d’ampoule, de construction de bois, de ses parties de cartes, mais aussi, et surtout, peut-être, de vie, de livres, d’amour. Une grosse barbe piquante, des yeux toujours brillants. Un mal de dos, un mal de jambe, qui l’empêchaient de dormir. Et pourtant: toujours les muffins le matin, cette fameuse recette de soupe de fanes de betteraves, des frites maisons pour les occasions spéciales, les petites fèves vertes dans le jardin, les tomates qui poussent toutes seules, mais dont on sait tous qu’il s’occupe si bien, un peu comme un secret.

Les prochaines années de ma vie me feront sans lui.
Et pourtant, tellement empreintes de sa présence.
Je suis là, dans mes livres, entre deux cours de littérature. Et je vois maintenant l’ampleur de ce qui me vient de lui dans ce que je suis. Cet amour des mots, qu’il aimait tant. Le meilleur de mes professeurs, celui qui m’a suivi depuis le début, les premiers mots lus, les premiers mots écrits. Je me sens chambranlante, toute incertaine de devoir continuer toute seule. Il sait que j’en suis capable. Et je le garde avec moi, pour qu’il me guide encore un peu, quand je ne suis pas certaine, quand une rime m’échappe, un mot me glisse entre les doigts.

Grand-papa. En pente de vie.
En certitude d’amour infini, en cascade de tendresse.
Grand-papa, en poussière de larmes.
Ces larmes, qui arrosent le terreau de nouveaux rêves.

À bientôt,
dans ces pages virtuelles.

K.

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